Modeste Tihounté KEREKOU

31 mai 2011

DISCOURS DE PASSATION

mtk_mjslMonsieur le Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs ;

.....

- Chers parents et amis invités.

Mesdames et Messieurs,

 

Avant toute chose permettez-moi de rendre grâce et de bénir le nom du Seigneur pour tous ces bienfaits à notre endroit.

 Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude à l’endroit de son Excellence Dr Boni YAYI, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement pour avoir bien voulu m’appeler à ses côtés dans son gouvernement il y a presque un an en dépit de ma relative jeunesse. Cette marque de confiance et la constante sollicitude dont j’ai bénéficiés de la part de la Haute Autorité a permis à mon équipe et à moi-même d’atteindre les résultats que nous avons eu malgré un environnement qui n’était pas des plus aisés. C’est aussi le lieu de témoigner toute ma gratitude à mes chers parents à ma famille, à mes amis et à tous mes collaborateurs pour tout leur soutien.

 Permettez que je ne revienne pas sur le bilan de mon équipe. Mes collaborateurs et moi-même l’ont consigné noir sur blanc et l’ont rendu disponible sur le site web du ministère www.mjsl.bj.

 

Mesdames et messieurs,

La parole de sagesse nous enseigne que nous enseigne que rien n’est fait tant qu’il reste encore à faire.

Permettez-moi donc d’énoncer plutôt les grands défis qu’il reste à relever ainsi que les réformes en cours.

Je reste convaincu que mon successeur le Ministre APLOGAN mènera ces réformes sans états d’âme avec foi et abnégation pour avoir été l’un des plus proche et fidèle collaborateur du Président de la République et auprès de qui il a fait ses armes. les réformes, le ministre le sait ne sont pas faciles dans notre pays car remettant en cause des intérêts parfois occultes de groupes constituer avec des relais souvent insoupçonnés. L’attente du peuple béninois est que ces réformes doivent être cependant faites en toute équité pour la sauvegarde de l’intérêt général.

Il y a exactement onze (11) mois et neuf (09) jours, dans cette même salle du Palais des Sports de Cotonou, je prenais fonction à la tête de cet important Département de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. J’avais été appelé au Gouvernement à un tournant important de notre histoire nationale, mais aujourd’hui, nous pouvons dire avec fierté,       « Mission accomplie ».

 Mesdames et Messieurs

Comme chacun de vous le sait déjà, le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, le Docteur Boni YAYI, dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles, a mis en place le vendredi 27 mai 2011, un nouveau Gouvernement pour conduire sous son Autorité, les chantiers de refondation de la République promise pour son nouveau quinquennat.

C’est le lieu et le moment d’exprimer à nouveau ma profonde reconnaissance au Chef de l’Etat qui m’a permis de faire l’expérience exaltante des hautes fonctions de Ministre de la République.

Aussi voudrais-je, en ce jour solennel du mardi 31 mai 2011, où je passe le témoin à mon ami et collègue, Monsieur Didier APLOGAN, Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs rendre grâce à Dieu, le tout Puissant qui m’a protégé, assisté dans l’exercice de mes fonctions.

 Monsieur le Ministre,

Permettez-moi de vous exprimez au nom de tous les cadres du Ministère et en mon nom personnel mes vives et chaleureuses félicitations pour la confiance que le Chef de l’Etat, vient de vous renouveler en vous nommant, Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, suite à vos bons et loyaux services à ses côtés en qualité de Conseiller Technique à la Communication.

En effet, votre nomination intervient à un moment crucial de notre processus de changement marqué par la ferme volonté du premier magistrat de notre pays d’insuffler un nouveau dynamisme à l’appareil d’Etat dans la conduite des différentes actions inscrites au programme de son mandat.

Pour le Département dont vous prenez la charge ce jour, d’importants défis restent à relever dans les secteurs de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs : il s’agit notamment de :

 

  1. La relecture de la charte nationale des sports et de ses textes d’application ;
  2. L’achèvement des travaux d’élaboration des Politiques Nationales de la Jeunesse, des sports et des loisirs assorties de plan d’action ;
  3. La poursuite du règlement définitif de la crise au sein de la fédération Béninoise de Football ;
  4. La formation des animateurs et entraîneurs au profit du mouvement sportif national ;
  5. La formation des trésoriers des fédérations sportives aux procédures de gestion des dépenses publiques ;
  6. L’élaboration de la stratégie de développement des Infrastructures sportives ;
  7. Le suivi de la convention avec l’AGETUR relative aux travaux de réhabilitation des infrastructures du stade municipal et du CJL de Natitingou ;
  8. Le suivi de la mise en œuvre des décisions du Conseil des Ministres relatives aux baux litigieux ;
  9. Le suivi de la signature du contrat relatif à la fourniture et à la pose de sièges au stade de l’amitié de Kouhounou ;
  10. La mise en place d’un système intégré de gestion d'une base de données statistiques pour le suivi/évaluation du budget programme ;
  11. La mise en œuvre effective du décret N° 666 du 31 décembre 2010 portant institution du Corps National des Jeunes Volontaires pour le Développement en République du Bénin, etc.

Monsieur le Ministre,

Comptant sur vos expériences acquises en gouvernance, votre dynamisme et votre esprit de discernement, je ne doute pas un seul instant que vous saurez concrétiser l’espoir que tous les acteurs des secteurs de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs place dans le Gouvernement.

Chers collaborateurs et représentants du syndicat du Ministère, je m’en voudrais de ne pas vous témoigner en cette occasion ma reconnaissance pour votre engagement solidaire à mes côtés pendant mon bref mais mémorable passage à la tête de ce département. Sans votre engagement, nous n’aurions pas pu réaliser tant de choses consignées dans les documents de passation de service et qui nous honorent tous.

Maintenant que je dois passer le témoin à Monsieur Didier APLOGAN Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs, je voudrais vous exhorter à le soutenir avec plus de détermination dans l’accomplissement de sa mission républicaine. Pour ma part, je lui garanti mon appui et mon entière disponibilité.

Monsieur le Ministre, je ne saurais terminer mes propos sans vous réitérer mes sincères félicitations et vous souhaiter beaucoup de succès dans les charges qui sont désormais les vôtres.

A tous mes parents, amis, collaborateurs et journalistes qui n’ont ménagé aucun effort pour nous accompagner jusqu’à cet instant, nous disons un grand merci et à nous revoir sur d’autres fronts de lutte pour l’Emergence et la refondation.

 

Vive la jeunesse béninoise !

Vive le Sport et les loisirs !

Vive le Bénin !

Je vous remercie.

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27 décembre 2010

Excellente année 2011

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24 décembre 2010

Voeux

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29 novembre 2010

ARRETONS LE SIDA : TENONS NOS PROMESSES

22 millions de personnes infectées par le VIH en Afrique ! 29 731 orphelins du SIDA au Bénin 5 000 nouveaux séropositifs dans notre pays en 2009 C'est le développement de notre pays qui est en jeu. "arrêtons le SIDA ...."

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16 novembre 2010

Bonne fête de la TABASKI aux musulmans du Benin

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15 novembre 2010

nos écureuils Vice Champion du tournoi de l'UEMOA

 

DSC_5673bdJe voudrais  ici Célébrer l'effort  de nos  joueurs. Rendons  hommages  à nos écureuils. Ils  ont  fait la  fierté du football  béninois. Notre onze  national mérite  notre admiration. Ces  jeunes  ont  prouvé que nous n'avons  pas  à rougir face  aux autres nations de  football de la sous régions. Ils ont démontré qu'avec  la détermination, ont  peut  faire de grandes  choses.

En battant  sortant  coup sur  coup l'équipe  détentrice  de  la  coupe (le Sénégal)  et  celle qui fut  deux fois  couronnées (la côte d'ivoire), ils  ont  prouvés que  notre  pays  peut faire  son trou parmi les grands du continent.

Même  si  nous venons de  perdre 1-0 face  au vice champion des deux  derniers éditions, le  Niger, la  mission est  réussie. 

Je voudrais  également remercier  les  supporteurs  pour  leur  soutien  inconditionnel. Vous avez  été  les  jambes et  les  poumons de l'équipe quand  elle en manquait. Bravo

Maintenant, il  nous faut  persévérer sur  le plan technique, avoir confiance  en nous et continuer à allez de  l'avant.

Comme  le  disent  souvent  les américains pour expliquer une réussite :  "il ne savait  pas  que c'était  impossible, alors  il l'a fait" ... à méditer !

 

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10 novembre 2010

Tournoi de l'UEMOA : CI 1 / BENIN 3

Mercredi 10 novembre 2010 au stade Général Seyni Kountché

Première journée Groupe B

    Côte d'Ivoire - 1

  à 16h 

    Bénin - 3

   1è mi-temps  

 But de BAKAYOKO ADAMA (11)

 44è mns

 

   2è mi-temps
 
   48è mns  But de FASSASSI DJAMAL
   53è mns

 But de ABIKOYE CHAKIROU (13)

Remplacement
MANSOU KOUAKOU
par BROU KOUADJO

 69è mns  
 
Remplacement
DIOMANDE ABOUBACAR 
par KOUADJO KONAN
 72è mns  
   84è mns  But de LOUTE  ISAAC (10)
   Fin de match
 90+3 mns
 

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08 novembre 2010

jeunesse citoyenne

bandoPJ_8nov_copie

 

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01 novembre 2010

MESSAGE RADIO TELEVISE DU MINISTRE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DES LOISIRS

A

L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE AFRICAINE DE LA JEUNESSE

**********

DATE : Dimanche 31 octobre 2010

-       ORTB     LC2   GOLF TV  ADO-FM/CMAJB

 

- Béninoises et  Béninois ;

- Chers compatriotes ;

- Chers  Jeunes Sœurs et  frères.

Demain 1er novembre 2010, le Bénin à l’instar des autres pays membres de l’Union Africaine, célèbrera la 4eme Journée Africaine de la Jeunesse.

L’initiative de cette célébration résulte des propositions du Forum de la Jeunesse Africaine, organisé en prélude à la première Conférence des Ministres africains en charge de la jeunesse qui s’est tenue en mai 2006 à Addis-Abeba en Éthiopie.

 Sur  recommandation de la Conférence des Ministres, le  Conseil Exécutif de l’Union

Africaine, réuni le 02 juillet 2006 à Banjul en GAMBIE, a adopté par sa décision  N° 262 – 9 la Charte Africaine de la Jeunesse et a décrété le 1er Novembre, Journée Africaine de la Jeunesse.

La commémoration de la Journée Africaine de la Jeunesse vise prioritairement à susciter, la vulgarisation de la Charte  et sa mise en œuvre conformément au Plan d’Action Décennal 2009-2018 de l’Union Africaine pour le développement et l’autonomisation de la jeunesse mais aussi, une plus grande implication des instances gouvernementales, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et surtout des jeunes eux-mêmes.

La  Charte Africaine de la Jeunesse  est  un guide  majeur  de  promotion des  jeunes de notre  continent et  donc  de  notre  pays. Elle  définit leurs  droits, leurs  devoirs et  leurs  libertés, en  les  responsabilisant, en  vue de  leur  développement  et surtout de  leur  autonomisation, tout en restant  en phase avec  la  réalisation des  Objectifs  du  Millénaire pour  le  Développent d’ici 2015.

Cette  Charte (que  vous pouvez  trouver  sur  le  site du  Ministère : www.mjsl.bj)   s’articule  autour  de  4 axes  stratégiques  majeurs : l’Éducation, le  bien être, l’accès à l'emploi et l’engagement dans  l’arène  politique. La mise en  œuvre  de la  Charte  est essentielle  pour un meilleur  avenir  de  nos  jeunes  compatriotes  d’aujourd’hui, qui sont les adultes  de  demain et représente une  frange  importante  de  notre  population.

·         Chers compatriotes ;

·         Chers jeunes sœurs  et  frères.

La célébration cette année de la Journée Africaine de la Jeunesse intervient en pleine commémoration de l’Année Internationale de  la Jeunesse  que j’ai eu l’honneur de lancer au nom du Gouvernement et de son Chef, le président Boni YAYI, le  12 août 2010 à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Jeunesse. C’est pourquoi l’Union Africaine a choisi le thème de réflexion indiqué par les Nations Unies pour cette Année Internationale de la Jeunesse  à savoir : « Dialogue et compréhension mutuelle ».

Dans ce cadre et pour promouvoir une meilleure compréhension de l’importance et des avantages du dialogue au sein des populations africaines en général et de la couche juvénile en particulier, plusieurs actions dont les manifestations pourraient au besoin se poursuivre jusqu’au 12 août 2011, sont recommandées aux États membres par  l’Union Africaine. Il s’agit entre autres :

  • des Conférences-débats et des fora réflexion sur le thème retenus et les sous-thèmes associés

·         des cross-country, défilés et marches au niveau local, régional et national en vue de promouvoir la paix et les valeurs socioculturelles béninoises et africaines ;

  • des expositions et des animations culturelles sur initiatives des associations, mouvements et institutions jeunesse, en relation avec le thème retenu;
  •  des concours dans différents domaines de compétences des jeunes afin de stimuler  leur esprit de créativité et d’innovation.

Chers compatriotes ;

Chers jeunes  sœurs  et  frères,

 

La célébration simultanée de la Journée Africaine de la Jeunesse et de l’Année Internationale de la Jeunesse cette année  vous offre l’opportunité d’entreprendre ou de vivre diverses activités qui vous permettront de vous  impliquer individuellement et collectivement dans la préservation de la paix et le développement économique de notre pays. 

Aujourd’hui, plus que jamais et  par le passé, le  Monde est  convaincu que les

Jeunes ne sont pas seulement les bâtisseurs de demain, mais avant tout des acteurs du présent. Je  vous regarde droit dans  les yeux mes  jeunes sœurs et  frères, VOTRE participation,  NOTRE  participation, doit être une priorité, d’autant que dans moins de 20 ans 9 jeunes sur 10 vivront dans les pays en développement

Je vous exhorte à la tolérance,  à faire  preuve de  courage et  à un réarmement moral afin d’entreprendre des actions idoines, capables de refléter votre engagement citoyen et volontariste pour relever les

grands défis qu’impose l’autonomisation des jeunes face aux nombreuses crises et catastrophes naturelles qui nous assaillent.

            En espérant de  votre part un  sursaut et une réaction positive à mon appel, je vous souhaite une bonne fête de la Toussaint et une Journée Africaine de la Jeunesse pleine  d’efforts, et de  patriotisme.

·                    Vive la jeunesse Africaine !

·                    Vive la jeunesse béninoise !

·                    Vive le Bénin !

Je vous remercie.

 


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26 octobre 2010

26 octobre 1972 : il y a 38 ans le GMR

kerekoujeunegpPrise  de pouvoir  par l'Armée et  mise  en  place du  GMR (Gouvernement  Militaire  Révolutionnaire).
A sa  tête  Mathieu  KEREKOU.

Le  30 novembre, celui que  l'on appelle parfois " l'homme du  26 octobre", présentera  au peuple son 1er  discours  dans  lequel  il annoncera  que  le  GMR à opté  pour  un Régime : Révolutionnaire - Démocratique -  Populaire.

3 ans  plus  tard, le  30 novembre  1975,  le  Dahomey deviendra  la  République  Populaire du  BENIN.
Le  préambule  de  la  loi fondamentale  de la  République  Populaire  du  Benin énoncé  ceci : "Le  Grand  Mouvement Révolutionnaire  de  la  Libération Nationale  déclenché le 26 octobre  1972 par  nos  forces  Armées  Nationales, a marqué  la  victoire  de  notre peuple  militant  sur les régimes  de démission et de  trahison nationales  qui se sont  succédés dans  notre  pays depuis  le  1er  aôut  1960, et  à créé les conditions  favorables  pour  la  mise en  œuvre en République  Populaire  du  Bénin, d'une  Politique  Nouvelle  d'Indépendance  Nationale.....
Dans  sa  pratique  sociale  quotidienne, notre  peuple  militant, pour  faire  triompher  la révolution, doit appliquer  avec esprit de  suite  et de responsabilité le  principe  fondamentale  de "compter d'abord  sur  nos  propres  forces", défendre  la  patrie, développer  la  production et  garantir  l'intégrité  et  la  souveraineté  de  notre  pays..."

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25 octobre 2010

Rendez-vous dans 4 mois

MK_par_POLAC__23_Je dénonce la communication mensongère de l’Union fait la Nation  par rapport à sa descente à Natitingou ce Week-End.

La descente de la délégation de l’UN a été organisée par Thomas YOMBO, Ancien Militant du MAP, élu sur la liste G13 et actuel maire de la Commune de Toucountouna. Le  G13 a obtenu 6 conseillés contre 5 aux Forces Cauris dans la  Commune. C’est donc grâce à l’UPR et au G13 qu’il est devenu Maire. Mais  je ne suis pas étonné qu’il rompe avec l’UPR pour retourner à l’UN.C’est un problème de valeur. 

Mais je pense surtout que ne serait- ce que par égard pour Salifou ISSA et pour Sacca Fikara (pour ne citer que ceux-là)  les leaders  de l’UN devraient se garder de débaucher des élus G13. C’est un geste inamical.

De plus je vous ferez remarquer, que comme toutes les  maisons des jeunes de notre  pays, celle de Natitingou ne peux accueillir plus de 300 personnes (en poussant les murs), et le fait qu’une telle délégation  ne puisse remplir que cet espace, prouve que nous sommes très  loin de la démonstration de force que certainjournaux ont pu titrer.

Si en 2006, le candidat Adrien HOUNGBEDJI n’a réalisé à Natitingou et toucountouna que 4 600 Contre  près de 22 000 voix au candidat  Boni YAYI sur 36 637 votants (cumul des deux communes),. alors que celui –ci n’était pas encore Président de la République, ce n’est pas maintenant qu’un MIRACLE aura lieu.

Je réitère que c’est grâce à l’UPR (aux militants), au président  Saley (soutien financier et moral) et à moi même (qui ai permis  leur positionnement  sur la liste G13) que nous avons gagné la mairie de Toucountouna.

En 2011, vous saurez la vérité. Rendez-vous dans 4 mois.

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15 octobre 2010

citation du jour

"«Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès.» Nelson MANDELA 

bon week end  à vous. MTK

 

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10 octobre 2010

Éliminatoires CAN 2012 : Écureuils du Bénin Victoire 0-3

Notre  sélection nationale de football, "les Ecureuils", a battu samedi à Kigali "les Guèpes" du Rwanda par 3 buts à 0, en match comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 2012.

Nos Buts ont été inscrits par  :

Tchomogo Seidah à la 64ème minute,

Razak Omotoyossi (80ème)

Stephane Sessegnon (88ème minute).

Pour  information nos  prochains adversaires,  "les Eléphants" de la Côte d’Ivoire sont allés battre "les Hirondelles" du Burundi par 1 but 0, à Bujumbura.

La Côte d’ivoire prend ainsi la tête du Groupe avec 6 points, suivie du Bénin avec 4 points, du Burundi (1 point) et du Rwanda (0 point).

 

Je félicite  les  joueurs  et  l'encadrement  technique.

Merci  pour cette  victoire et courage  car  le  plus dur  reste  à  faire 

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07 octobre 2010

Liu XIAOBO : Le Nobel de la Paix 2010

Le Nobel de la Paix pour un dissident chinois

Malgré l'opposition de Pékin, le prix Nobel de la paix 2010 a été attribué au dissident Liu Xiaobo, un ancien de Tiananmen. Il succède à Barack Obama.

Photo non datée de Liu Xiaobo Photo non datée de Liu Xiaobo © SIPA Liu Xiaobo, couronné vendredi par le prix Nobel de la paix 2010, est un intellectuel chinois de renom, emprisonné pour ses convictions démocratiques et ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Pékin s'était officiellement déclaré opposé à l'attribution du Nobel à Liu Xiaobo.

M. Liu, 54 ans, marié et sans enfant, purge actuellement une peine de 11 ans de prison pour « subversion du pouvoir de l'Etat » après avoir été l'un des auteurs de la "Charte 08", un texte réclamant une Chine démocratique. Auparavant, il avait déjà été emprisonné à plusieurs reprises pour ses idées et ses critique du régime communiste.

En 1989, de retour des Etats-Unis, où il avait enseigné à la Columbia University de New York, cet enseignant de l'Université normale de Pékin participe au mouvement démocratique de la place Tiananmen, déclenchée par les étudiants. Arrêté après la répression du mouvement, il passera un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné. Il a de nouveau des ennuis avec le régime et est envoyé dans un camp de rééducation "par le travail" entre 1996 et 1999 pour avoir réclamé une réforme politique et la libération de ceux toujours emprisonnés pour avoir participé au mouvement de juin 1989.

Exclu de l'université, il devient un des animateurs du Centre indépendant Pen Chine, un regroupement d'écrivains. Il garde un contact étroit avec le monde intellectuel et même s'il ne peut pas être publié en Chine, ses livres sont notamment diffusés à Hong Kong. Dans une interview récente, il gardait espoir dans une démocratisation progressive de la Chine: « Cela va progresser très lentement, mais les demandes de liberté -- de la part des gens ordinaires mais aussi des membres du Parti -- ne seront pas faciles à contenir ».


Voici la liste des dix derniers lauréats du prix Nobel de la paix, dont l'édition 2010 a été attribuée vendredi au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo:

 

2010: Liu Xiaobo (Chine)

 2009: Barack Obama (Etats-Unis)

 2008: Martti Ahtisaari (Finlande)

 2007: Al Gore (Etats-Unis) et le panel de l'ONU sur le climat (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, Giec)

 2006: Muhammad Yunus (Bangladesh) et la Grameen Bank

 2005: Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et son directeur Mohamed ElBaradei (Egypte)

 2004: Wangari Maathai (Kenya)

 2003: Shirin Ebadi (Iran)

 2002: Jimmy Carter (Etats-Unis)

 2001: Organisation des Nations Unies (ONU) et son secrétaire général Kofi Annan (Ghana)

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26 septembre 2010

Odon VALLET par Rue89


Odon Vallet : « Je n'avais pas le temps de dépenser cet argent »

Odon Vallet (Audrey Cerdan/Rue89)

A 63 ans, Odon Vallet, spécialiste de l'histoire des religions et des civilisations, est aussi l'un des plus généreux mécènes d'Europe. Chaque année, sa fondation offre des milliers de bourses d'études à de jeunes Français, Béninois et Vietnamiens. Pour mener cette aventure, cet ancien élève de l'ENA a choisi de faire don de son héritage, près de 100 millions d'euros.

D'où vient votre si rare prénom ?

D'un père abbé de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne, qui a vécu vers l'an 1000. Il était très misogyne, comme beaucoup d'abbés à l'époque…

Mon père venait de Château, un petit village proche. Un village pauvre, parce qu'orienté du mauvais côté, celui de la forêt vers le nord, pas celui des vignes, côté sud. Il était catholique et fils d'ouvrier, très doué et travailleur. C'est un prêtre qui lui a donné des cours, gratuitement, qui l'ont sorti de sa condition. D'où le prénom.

A contrario, votre mère était une aristocrate…

Oui, mais déchue : sa famille a perdu toute sa fortune, en passant petit à petit d'un hôtel particulier à Paris à un trois-pièces. D'un côté, il y a l'ascenseur social de mon père, de l'autre le « descendeur social » de ma mère : c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés en 1943.

Votre père a fait fortune dans les assurances et vous étiez programmé pour le pouvoir en faisant de brillantes études : Sciences-Po, droit, ENA… pourquoi avoir choisi l'enseignement ?

D'abord, je ne suis pas bon partout. Je fais deux colonnes, comme Sherlock Holmes : celle où je suis bon, celle où je ne suis pas bon. Durant mes études, j'étais nul en maths, en physique et en arts appliqués. Toutes les matières que je soutiens aujourd'hui à travers ma fondation. A contrario, j'ai toujours été bon en français, en histoire, en anglais.

Et la politique…

A l'ENA, j'ai tout de suite compris que la politique n'était pas mon truc. Il faut savoir mentir en politique. De Gaulle a sans doute été le plus grand menteur de tous les temps : le « Je vous ai compris » est extraordinaire.

S'il n'avait pas menti, il aurait été renversé le lendemain ! En 1981, le slogan « Changez la vie » de Mitterrand, c'est pareil, c'était optimiste, mais on a vite vu que ce ne serait pas possible.

Je ne suis pas assez dissimulateur. Dans « Le Fil de l'épée », De Gaulle écrit : « Le prestige ne va pas sans mystère… »

Quel est pour vous le plus gros mensonge politique d'aujourd'hui ?

C'est de ne pas reconnaître quelques dures réalités. La France, c'est 1% du monde en terme démographique, 3% sur le plan économique. La régression de la France dans le monde est incroyable, par rapport à ce qu'elle a été. A contrario, songez à l'évolution du Brésil qui est passé d'un état pauvre à une vraie puissance.

Reconnaître ce déclin, c'est politiquement suicidaire. Et puis le pire n'est jamais sûr, le déclin n'est pas infini. Quand vous demandez à des gens où ils veulent habiter, ils disent tous l'Europe.

Odon Vallet (Audrey Cerdan/Rue89)

Pourquoi vous êtes-vous tourné vers l'histoire des religions ?

Au début, à Sciences Po, je me suis beaucoup occupé de culture générale pour la préparation à l'ENA. A Paris-I, je suis à cheval sur les civilisations et la religion.

Enseigner est à peu près la seule chose que je sais faire. Pourquoi ? Mon père adorait apprendre des choses à ses enfants. Ma mère aussi lisait beaucoup et nous intéressait à ses lectures. J'ai continué.

Le problème de l'enseignement est simple : quand vous commencez, les étudiants ont votre âge, vous êtes leur grand frère. Puis vous devenez leur père, puis leur grand-père. Je le sais, j'en suis à ma trente-huitième rentrée. L'écart se creuse chaque année, où vos interlocuteurs vous renvoient quelque chose de plus jeune.

En 2010, eux c'est l'écran, moi c'est l'écrit. Eux, Microsoft, moi Gutemberg. A Porto Novo, au Bénin, j'ai fait construire une bibliothèque et, en face, un cyber-café. C'est très complémentaire.

Vous connaissez bien les milieux du pouvoir, que pensez-vous des riches et du rapport des Français à l'argent ?

Il faut que les riches prennent conscience que dans le monde entier, les écarts sociaux se sont creusés, parce qu'il n'y a plus de guerre. L'égalité sociale, c'était la guerre au XXe siècle.

On l'a oublié, mais l'impôt sur le revenu a été créé en 1917. La Sécurité sociale, par Pierre Laroque en 1945, vient du plan Beveridge de 1942. Les deux guerres mondiales ont poussé à un rapprochement des conditions. Or, depuis 60 ans, il n'y a plus de guerre.

L'augmentation des richesses pendant cette période n'a pas été suivie d'une répartition des richesses équivalente. Partout les écarts sociaux se creusent, en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Russie…

Dans l'avenir, je pense que les choses vont s'inverser. Pas à cause d'un grand soir, mais parce que ces écarts économiques ont les mêmes effets que l'égalitarisme absolu prêché par le communisme. Cela affaiblit les classes moyennes, crée de la pauvreté et réduit les possibilités de croissance.

En France, il est nécessaire d'avoir une certaine réindustrialisation pour réduire le chômage. Au marché, vous trouvez des chemises à 10 euros, des chaussures à 15 euros, fabriquées en Chine. Mais avec les coûts de transport, la hausse des salaires dans les pays émergents, il n'est pas impossible de produire en France de manière compétitive. Cela va faire des opportunités en Europe.

Les grandes fortunes françaises sont-elles capables de léguer, comme Bill Gates, Warren Buffet et leurs amis l'ont annoncé, la moitié de leur fortune à des causes humanitaires ?

En France, ce n'est pas possible, à cause du principe de l'héritier réservataire : il y a toujours une part minimale de l'héritage qui va aux héritiers. Bill Gates a proposé l'idée aux Chinois, mais ils ont refusé car dans la tradition confucéenne, la transmission aux héritiers est importante.

Ce n'est pas seulement juridique, c'est aussi culturel. Dans le droit romain, priver ses héritiers de patrimoine est inconcevable. Les Français et leurs voisins européens sont très attachés à la transmission d'un patrimoine.

Que pensez-vous de la répartition capital/travail dans l'économie ?

Une bonne partie des parlementaires de droite pensent qu'il y a un problème de répartition des richesses. La question est de savoir comment réduire les inégalités.

Avec les paradis fiscaux, les états ne sont plus complètement souverains. Il faudra en venir à une harmonisation fiscale européenne.

Une société avec 10% de chômeurs officiels (plus en réalité) ne peut pas fonctionner sur le long terme. Quand vous avez des cités avec beaucoup de chômeurs, vous avez de la pauvreté et de l'assistance, du pain et des jeux, des allocations et des paris en ligne.

Cela nécessiterait un acte politique fort ?

Le temps politique est court, cinq ans en gros. On pourrait dire qu'en 2012, la gauche va gagner, elle aurait toutes les raisons de le faire. Est-ce que ce sera le cas ?

Quel qu'il soit, le prochain gouvernement n'évitera pas une action en faveur de l'emploi et de la correction de certaines inégalités. Il faut remettre le travail au coeur des préoccupations.

La télé n'aide pas : les modèles qu'elle propose sont hors du monde du travail. Regardez L'Ile de la tentation, Secret Story… Pfff, ça n'aide pas.

Venons-en à votre fondation qui existe depuis dix ans en offrant des bourses à des milliers de lycéens et étudiants. Pourquoi fonctionne-t-elle aussi bien ?

Il faut une main de fer dans un gant de velours : être à la fois diplomate, homme de fer et enseignant. Il faut connaître le système scolaire d'un pays et être dans le renseignement. Pas la DGSE ou la CIA, mais le renseignement scolaire.

Les deux personnes qui connaissent le mieux le Bénin, c'est l'ambassadeur de France, pour la politique, et moi, pour le scolaire et le social. Chaque année, je me promène dans le pays, dans les villages. Je comprends les besoins.

Faire cette fondation, en se débarrassant de votre fortune, c'était une manière d'échapper au poids de l'argent ? 

Non. Je me suis simplement dit : « Si j'attends trop longtemps, je vais être trop vieux ». Je travaille beaucoup, je n'aurais pas le temps de faire autre chose, de dépenser tout cet argent [l'équivalent de 100 millions d'euros, ndlr]. Je ne me plains pas, je suis bien au-dessus du revenu moyen des Français [il gagne environ 5 000 euros par mois, en comptant son salaire de professeur et ses droits d'auteur, ndlr]. Si la fondation ne marchait pas, là, je serais malheureux.

Est-ce que vous comptez vous intéresser à la banlieue ?

Jamais je ne quitterai l'Académie de Paris. C'est déjà tellement compliqué. Je resterai dans ce secteur, que je connais mieux que les proviseurs.

Et puis, il y a autant de pauvreté à Paris qu'en banlieue. On parle toujours des grands lycées parisiens, Louis-le-Grand, etc. Mais les plus bas résultats, par lycée, sont aussi à Paris. Le XIXe, ce n'est pas mieux que le 9-3.

Que pensez-vous de l'initiative autour des filières ZEP lancée par Richard Descoings, le patron de Sciences Po ?

C'était utile, intéressant avec globalement de bons résultats. Aujourd'hui, c'est plus difficile depuis qu'ils ont intégré de nouveaux lycées dans le dispositif. Le vrai problème pour Sciences Po, c'est le Français moyen qui ne peut plus se payer ce genre d'études. Sciences Po fait beaucoup de choses, dans un peu trop de directions.

Le problème numéro 1, c'est la classe moyenne, celle qui structure le plus la société. Même les bons élèves d'un bon lycée d'une ville moyenne de province ont peu de chance d'accéder à Sciences Po, à l'Essec ou à Polytechnique.

Vous avez d'autres projets avec la fondation Odon-Vallet ?

Le seul projet, c'est de durer. C'est difficile. J'ai remis 25 000 bourses en dix ans. On peut améliorer ça, le seul projet, c'est de ne pas faire moins bien. Au Vietnam, nous avons 100% de réussite aux examens, 93% au Bénin et 93% dans les écoles d'art.

Un groupe sur Facebook milite en faveur de votre entrée à l'Académie française… qu'en pensez-vous ?

Je ne sais pas. Un de mes meilleurs souvenirs est un dîner avec Pierre Messmer où il a raconté sa guerre d'Indochine, dès 1945. Il a été fait prisonnier et il a compris que ce conflit était perdu. Mais de Gaulle n'a rien voulu savoir.

C'était extraordinaire ce récit, comme tout a basculé dans la guerre à cause d'une énorme erreur d'appréciation des Français. Je garde un excellent souvenir de cette conversation, mais je ne suis pas candidat. L'éthique sans l'esthétique, ça ne suffit pas : il faut que ce soit bon et beau à la fois.

Photos : Audrey Cerdan/Rue89

Ailleurs sur le Web

 

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29 août 2010

conférence mondiale de la jeunesse

DÉCLARATION DE GUANAJUATO

La Déclaration de Guanajuato est le résultat de vastes consultations et des contributions des
gouvernements participants aux sessions de travail de la Conférence Mondiale de la Jeunesse et
des pré‐conférences de Strasbourg, France ; Salvador de Bahia, Brésil ; et Abuja, Nigeria; des
quatre rencontres du Comité international et des contributions envoyées par ses membres ; d’une
consultation en ligne ouverte mondialement ; des rencontres du Comité national mexicain pour la
CMJ et des consultations internes au sein du gouvernement mexicain, également des préconférences
organisées au Mexique avec la participation des jeunes, des organisations de la
société civile et des entités des gouvernements locaux ; des discussions avec les gouvernements
via leurs représentations permanentes auprès de l’ONU. Le Forum des gouvernements de la
Conférence Mondiale de la Jeunesse a également reçu le document de recommandations des ONG
pour la CMJ 2010.

PRÉAMBULE

Nous, les Ministres de la Jeunesse et autres représentants de gouvernements participant à la
Conférence Mondiale de la Jeunesse, suite à notre réunion tenue dans la ville de León, dans l’État
de Guanajuato au Mexique, du 23 au 27 août 2010;
Reconnaissant que les jeunes sont des acteurs‐clés dans la poursuite du développement et sont
autant sujets des Objectifs du Millénaire pour le Développement qu’alliés essentiels de leur mise
en œuvre, et reconnaissant l'importance de la « session plénière de haut niveau de l'Assemblée
générale » concernant l’accélération des progrès visant à l’accomplissement de l’ensemble des
Objectifs du Millénaire pour le Développement d’ici 2015, qui doit se tenir du 20 au 22
septembre 2010;
Reconnaissant également que tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement sont
interconnectés et qu’ils se renforcent mutuellement et qu’il convient de poursuivre ces objectifs
par le truchement d’une approche globale et holistique;
Reconnaissant en outre que les États ont réalisé d’importants progrès dans le domaine de
l'intégration sociale de la jeunesse depuis la promulgation en 1985 de la première Année
internationale de la jeunesse et qu’il reste néanmoins de grands défis à relever en matière de
pauvreté, d’éducation, de santé, d’emploi, de technologie, de culture, de sécurité et de conflits, de
citoyenneté, de démocratie, d’égalité des genres et d’environnement, qui empêchent le
développement humain intégral et, par conséquent, le développement des nations;
Reconnaissant l'importance du Programme d'action mondial pour la jeunesse, et considérant le
besoin urgent de l’appliquer de manière effective à l'aide de plans, de mécanismes et
d’instruments à tous les niveaux;
Réaffirmant notre engagement de promouvoir et de protéger l’ensemble des droits de l’homme,
également ceux des jeunes, tels que consacrés dans la Déclaration universelle des droits de
l'homme et dans d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme;
Reconnaissant que la génération actuelle des jeunes est la plus nombreuse de l’histoire, et qu’en
raison de leur nombre absolu et de leur importance, ils méritent un rôle central pour ce qui
concerne les efforts entrepris dans le but d’atteindre les objectifs de développement fixés à niveau
international ; notamment les OMD, dans la mesure où les pays en développement possèdent une
forte proportion de jeunes dans leurs populations et que ce nombre important de jeunes offre une
chance rare à ces pays de réaliser des investissements stratégiques leur permettant d’obtenir un
bénéfice démographique et de rompre le cycle intergénérationnel de pauvreté ;
Reconnaissant d’autre part que les jeunes représentent une contribution significative au sein de
leurs familles, de leurs communautés et de la société, par leur créativité, leur capacité
d’innovation, leur altruisme, leur capacité d’adaptation au changement, leur énergie et leur
optimisme, et qu’ils/elles sont par conséquent des acteurs importants et des associés stratégiques
du développement;
Reconnaissant la nécessité de développer des politiques et de lois qui soutiennent mieux la
famille, qui contribuent à sa stabilité et qui prennent en compte la pluralité de ses formes.
Reconnaissant en outre la diversité culturelle, ethnique, religieuse et socio‐économique des
jeunes et la nécessité de tenir compte de ces éléments dans la formulation des actions pour le
développement de la jeunesse;
Conscients des progrès réalisés en vue d’une plus grande égalité entre hommes et femmes et des
progrès visant à donner plus de pouvoir aux femmes, nous sommes néanmoins conscients des
graves inégalités qui subsistent entre hommes et femmes et que celles‐ci doivent être prises en
compte lors de la mise en œuvre d’actions de développement, d’autant qu’elles se retrouvent
également au sein des populations les plus jeunes;
Nous engageant à poursuivre les objectifs de l’Année internationale de la jeunesse formulés dans
la devise "Dialogue et compréhension mutuels" (12 août 2010‐11 août 2011)1;
AU VU DE CE QUI PRÉCÈDE, NOUS AVONS IDENTIFIÉ DES PRIORITÉS D'ACTION qui résultent de la
participation des jeunes, de la société civile, des gouvernements et de la coopération
internationale;

POLITIQUES PUBLIQUES ET INVESTISSEMENT
1. Donner la priorité à l’augmentation des investissements pour les jeunes dans les cadres
légaux et normatifs, ainsi que dans les plans nationaux de développement, les stratégies de
politiques publiques et les institutions concernées, afin de garantir le développement intégral
de la jeunesse, tel qu’à travers l’établissement de seuils de protection sociale universelle
tenant compte des circonstances nationales et qui inclut la participation même des jeunes,
ainsi que le développement ou le renforcement de systèmes nationaux de suivi et
d'évaluation;

FAIM ET PAUVRETÉ
2. Réaliser des progrès en termes de politiques économiques visant à une croissance durable, qui
réduisent les inégalités de revenus et garantissent aux jeunes l’égalité des chances de
développement, y compris un meilleur revenu, la possibilité de lutter contre la faim et des
emplois et qui renforcent nos efforts visant à l’accomplissement des objectifs et des buts de
l’OMD1 afin d’éradiquer la faim et l’extrême pauvreté;
3. Renforcer les politiques et les programmes de lutte contre la pauvreté afin de mieux intégrer
les besoins de la jeunesse en termes de développement;
4. Investir sur la durée de manière soutenue en se basant sur l’analyse du cycle de vie, en vue du
développement du capital humain et en portant une attention particulière aux jeunes, tout
particulièrement aux jeunes filles et aux jeunes femmes qui vivent dans la pauvreté;
5. Développer des programmes de formation pour la jeunesse qui améliorent les méthodes de
production et de marketing ;
6. Décourager l’adoption de toute mesure unilatérale non conforme aux lois internationales et à
la Charte des Nations Unies qui entrave le bien‐être et la pleine jouissance de l’ensemble des
droits de l’homme pour tous, y compris les jeunes ;

EDUCATION

7. Promouvoir l'accès et la permanence des jeunes au sein des institutions éducatives à tous les
niveaux y compris secondaire, tertiaire, technique et professionnelle, ainsi qu`à l’éducation
supérieure, en portant une attention particulière aux femmes et aux jeunes vivant dans des
situations de pauvreté et de vulnérabilité;
8. Mettre en place des programmes d’éducation précoce, d’alphabétisation, de qualification et
de formation professionnelle, combattre l’abandon scolaire et donner une seconde
opportunité aux jeunes qui n'ont pas terminé l’enseignement obligatoire, et renforcer nos
efforts visant à atteindre les objectifs de l’OMD2 d’une éducation primaire universelle;
9. Améliorer la pertinence et la qualité des programmes scolaires à tous les niveaux et orienter
les programmes éducatifs en vue du développement intégral de la jeunesse, comprenant les
aspects suivants : éducation à l’inter‐culturalité, au civisme et à la paix, solidarité, éducation
aux droits de l’homme, éducation au développement durable, éducation intégrale à la
sexualité humaine, promotion de l’égalité des genres et de l’octroi de pouvoir aux femmes,
ainsi que la formulation de compétences et des perspectives d’emploi prenant en compte les
besoins du contexte local ;
10. Investir dans des centres éducatifs de qualité à tous les niveaux et dans la formation
permanente des enseignants, ainsi que dans la professionnalisation des personnes travaillant
avec la jeunesse;
11. Développer des programmes d’éducation informelle et identifier et certifier les programmes
d'éducation informelle mis en place par la société civile, et tout particulièrement les
programmes mis en place par des jeunes pour des jeunes;

SANTÉ
12. Reconnaître la nécessité de garantir la pleine réalisation du droit à jouir du plus haut niveau
accessible de santé physique et mentale pour la jeunesse et renforcer nos efforts visant à
réaliser les objectifs des OMD 4, 5 et 6 ;
13. Impliquer les jeunes dans des programmes qui encouragent un style de vie sain, la pratique de
sports, l’activité physique, le repos, les loisirs et d’autres habitudes saines, entre autres, ainsi
que la prise de conscience de l’importance de la nutrition et des risques liés aux troubles
d’alimentation et à l’obésité ;
14. Établir des politiques publiques qui garantissent l’accès des jeunes à la santé sans
discrimination, et améliorer la qualité et la couverture des systèmes de santé et des services
de soins, y compris en ce qui concerne la santé sexuelle et reproductive, réduire la morbidité
et la mortalité maternelles, la prévention, les soins, le traitement et le conseil aux jeunes afin
de mettre fin et d’inverser la propagation du VIH et du SIDA, des maladies sexuellement
transmissibles, de la tuberculose, de la malaria et autres maladies, y compris des maladies
non‐transmissibles ;
15. Renforcer ou établir des programmes de prévention destinés aux jeunes concernant l’abus de
substances, ainsi que des programmes abordables de traitement et de réhabilitation, afin de
réduire la vulnérabilité des jeunes face à l’abus de substances ;

EMPLOI
16. Formuler des politiques afin de faire avancer l’emploi décent pour les jeunes comme une
priorité des cadres nationaux de développement et des politiques pour l’emploi, et adopter
des mesures ciblées afin de promouvoir l’emploi décent parmi les jeunes femmes et hommes
défavorisés, y compris grâce à des politiques de premier emploi, d’apprentissage, de stages,
de contrats pour les étudiants travaillant, à des programmes visant à promouvoir
l’entrepreneuriat des jeunes au sein de tous les programmes de formation et d’emploi, et des
mesures visant à faciliter la transition de jeunes travailleurs d’un emploi informel vers un
emploi formel, et d’un travail temporaire vers des emplois stables ;
17. Promouvoir la réforme des cadres normatifs afin de protéger le droit des jeunes à des
conditions de travail justes et favorables, y compris une rémunération juste, l’accès à une
sécurité sociale et la liberté d’association ; et adopter des mesures visant à combattre
l’exploitation conformément aux instruments internationaux pertinents ;
18. Faciliter le passage des jeunes de la vie scolaire et académique à un travail décent, et investir
dans des programmes qui améliorent les perspectives d’emploi des jeunes par le truchement
du développement des compétences ainsi que l’expérience professionnelle, et qui répondent
aux exigences du marché du travail ;
19. Encourager des partenariats entre gouvernements, organisations professionnelles, syndicats,
secteur privé, institutions d’éducation supérieure, organisations de jeunes et société civile afin
de favoriser les opportunités d’emploi au sein du marché du travail, en prenant en compte les
particularités régionales et nationales ;
20. Promouvoir des programmes visant à encourager l’entreprenariat des jeunes ;

ÉGALITÉ DES GENRES
21. Garantir l’égalité des genres, l’autonomie des jeunes femmes et leur pleine jouissance des
droits de l’homme et renforcer nos efforts visant à la réalisation de l’OMD 3 concernant
l’égalité des genres et l’autonomie des femmes ainsi que les objectifs relatifs à la question de
l’égalité des genres et à l’autonomie des femmes compris dans l’ensemble des autres OMD ;
22. Faire de la perspective de genre un point dominant de l’élaboration, l’implantation, le suivi et
l’évaluation de l’ensemble des politiques publiques et des programmes relatifs à la jeunesse
afin de surmonter toute forme de discrimination basée sur le genre, en particulier la
discrimination contre les jeunes femmes ;
23. Garantir le principe d’égale rémunération pour les emplois de même valeur ainsi qu’un
traitement identique à tous les jeunes sur leur lieu de travail, ainsi que le partage égal du
travail et des responsabilités familiales entre les femmes et les hommes ;
24. Développer ou renforcer les lois, politiques et programmes selon une approche holistique afin
de faire face, prévenir et éradiquer toute forme de discrimination et violence à l’encontre des
jeunes filles et des jeunes femmes, notamment la violence basée sur le genre ;
25. Promouvoir la participation des hommes, des jeunes hommes et des garçons dans les mesures
destinées à prévenir toute forme de discrimination et de violence à l’encontre des femmes, et
atteindre l’égalité des genres et l’autonomie des femmes, et plus particulièrement des jeunes
femmes ;
26. Adopter des mesures efficaces afin de combattre et prévenir l’exploitation sexuelle et le trafic
de personnes, notamment en ce qui concerne les mineurs et les jeunes gens ;
27. Promouvoir la participation des jeunes femmes dans les processus de décisions liées aux
activités politiques, économiques et sociales ainsi qu’à l’élimination des barrières qui limitent
leur pleine contribution à la société ;

TECHNOLOGIE ET INNOVATION
28. Assurer à tous un accès universel, non discriminatoire, équitable, sûr et abordable aux
technologies de l’information et de la communication, supprimer les barrières afin de réduire
le fossé digital, y compris à travers le transfert de technologie, la coopération internationale
sur la base de termes convenus réciproquement et l’implantation de mesures destinées à
fournir aux jeunes la connaissance, les compétences et l’infrastructure permettant d’utiliser
les technologies de l’information et de la communication ;
29. Encourager la participation des jeunes dans la génération et la diffusion de la connaissance à
travers les technologies de l’information et de la communication, ainsi que l’usage des
technologies de l’information et de la communication pour approfondir le dialogue
interculturel et encourager le respect pour la diversité sociale, culturelle et religieuse ;
30. Garantir la protection contre l’interférence arbitraire dans la vie privée ;
31. Promouvoir et soutenir la recherche, le développement et l’application de technologies créées
par des jeunes;

CULTURE
32. Promouvoir le développement culturel et la créativité des jeunes tout en respectant leur
formes et moyens d’expression ;
33. Promouvoir la coexistence pacifique, le dialogue interculturel, ainsi que la tolérance et le
respect mutuels pour la diversité culturelle et religieuse ;
34. Garantir le respect des droits des jeunes à la liberté de penser, de conscience et de religion ;
35. Promouvoir le rôle du Mouvement Global de la Jeunesse pour l’Alliance des Civilisations dans
sa mission d’encouragement de la compréhension et du respect mutuels, à la fois au niveau
local et au niveau global2;

ACCÈS A LA JUSTICE ET À LA SÉCURITÉ
36. Respecter les principes contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi
que nos obligations en accord avec les instruments relatifs aux droits de l’Homme dans toutes
les actions gouvernementales relatives aux jeunes, et considérer les jeunes femmes et
hommes comme sujets de tous les droits ;
37. Promouvoir la reconnaissance des jeunes comme acteurs clefs pour le développement et
cesser de les stigmatiser comme générateurs de conflits et de violence ;
38. Développer des politiques et des programmes afin d’identifier et de faire face aux facteurs de
risque qui mènent les jeunes gens à s’engager dans des activités criminelles et de prévenir la
violence juvénile ;
39. Adopter des systèmes de justice spécialisés pour s’occuper des jeunes en conflit avec la loi, en
plaçant leur réhabilitation sociale, leur réintégration et les remèdes légaux destinés aux
victimes au sommet des priorités, y compris à travers leur participation à des programmes
éducatifs et de formation, et en n’utilisant l’emprisonnement qu’en dernier recours ;
40. Implanter de façon plus généralisée l’application de solutions alternatives à
l’emprisonnement, telles que la justice réparatrice et d’autres mesures pertinentes destinées à
promouvoir le transfert de délinquants juvéniles en direction de services extérieurs au
système judiciaire pénal ;
41. Améliorer des mesures intégrales visant à garantir la sécurité de jeunes gens, en les
protégeant de facteurs d’insécurité découlant du crime organisé, de la violence physique et
des crimes liés à la drogue ;
42. Renforcer et promouvoir le rôle des jeunes et des organisations juvéniles dans l’instauration
d’un climat de paix au sein de leurs communautés, de leurs pays et de leurs régions ;
43. Traiter la question de la jeunesse dans situations de conflit armé, de post‐conflit et sous
occupation en conformité avec le Droit Humanitaire International ;

PARTICIPATION
44. Encourager la participation entière et effective des jeunes dans les processus de décision
publique à tous les niveaux et dans tous les domaines qui affectent leurs vies, entre autres, en
soutenant la création de conseils nationaux indépendants de la jeunesse;
45. S’assurer que les jeunes reçoivent l’éducation, l’information et les compétences nécessaires à
leur participation effective ;
46. Fournir des opportunités et renforcer encore davantage la participation active des jeunes, tout
en respectant complètement leur autonomie et leurs organisations dans l’élaboration,
l’implantation, le suivi et l’évaluation de programmes et de politiques publics mis en place à
tous les niveaux et dans tous les domaines qui affectent leurs vies, y compris en encourageant
et en renforçant le volontarisme de la jeunesse et en leur fournissant les ressources
adéquates;
47. Encourager l’interaction des jeunes au niveau global, en soutenant la création de plateformes
et de réseaux appropriés d’échanges et de coopération ;

DÉVELOPPEMENT DURABLE
48. Renforcer la participation des jeunes en tant qu’acteurs de première importance dans la
protection du développement durable, et pour la protection, la préservation et l’amélioration
de l’environnement aux niveaux local, national et international ;
49. Impliquer les jeunes dans des programmes destinés au développement durable et à la gestion
durable des ressources naturelles, et promouvoir la consommation et l’utilisation durables de
ressources naturelles ;
50. Soutenir la contribution des organisations juvéniles aux politiques relatives à la préservation
des ressources naturelles, à l’énergie durable et renouvelable, à la protection de
l’environnement et au changement climatique à travers l’accès à une éducation et une
formation adéquates ;
51. Encourager les programmes éducatifs relatifs au développement durable au sein des écoles et
des communautés, et promouvoir des opportunités pour les jeunes afin qu’ils puissent
s’engager dans des emplois durables pour l’environnement ;
52. Soutenir la création de réseaux juvéniles de coopération sur le thème de l’environnement aux
niveaux national et international ;

MIGRATION INTERNATIONALE
53. Reconnaître que les jeunes migrants constituent un atout pour le développement économique
durable aussi bien des pays de destination que des pays d’origine ;
54. Adopter des politiques migratoires complètes qui promeuvent et protègent les droits de
l’Homme des migrants, y compris des jeunes migrants, afin de maximiser les effets positifs de
la migration et afin de répondre aux défis que supposent les migrations au sein des pays
d’origine, de transit et de destination ;
55. Encourager l’établissement d’accords entre pays d’origine, pays de passage et pays de
destination afin de permettre aux jeunes gens et aux jeunes travailleurs de migrer dans un
cadre sûr, et d’éviter qu’ils soient victimes d’exploitation, de contrebande, de trafic de
personnes et de violence ;
56. Promouvoir l’intégration sociale au sein des pays de destination afin de permettre aux jeunes
migrants de profiter des bénéfices et de contribuer au développement économique, social et
culturel des communautés qu’ils intègrent ;

COOPERATION INTERNATIONALE
57. Hâter les progrès visant à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en
octroyant une plus grande importance aux thèmes de la jeunesse, afin de rendre plus visible la
situation des jeunes ;
58. Promouvoir l’implantation et lorsque cela semble approprié, renforcer les accords et les plans
régionaux et internationaux concernant la jeunesse ;
59. Promouvoir le développement de politiques, plans et stratégies factuels concernant la
jeunesse, la compilation, l’analyse et la dissémination de données classées par genre et par
âge, ainsi que la recherche sur les thèmes relatifs à la jeunesse ;
60. Encourager l’implantation de politiques nationales et de programmes régionaux destinés aux
jeunes et soutenir les systèmes nationaux de suivi et d’évaluation correspondants, y compris
en fournissant les ressources financières appropriées et une assistance internationale ;
61. Promouvoir la création de groupes thématiques, de plateformes, d’associations ou de réseaux
visant à échanger et diffuser les résultats et les leçons apprises lors de la mise en oeuvre de
politiques concernant la jeunesse ;

SUR LA BASE DES PRIORITÉS IDENTIFIÉES CI‐DESSUS, LES GOUVERNEMENTS PARTICIPANTS
EXPRIMENT LEUR ACCORD POUR :

1. Prendre les mesures nécessaires et travailler en partenariat avec la société civile, les
organisations internationales et les agences internationales de coopération afin de mettre en
application les priorités identifiées dans cette Déclaration en comptant sur la participation
entière et effective de la jeunesse ;
2. Poursuivre les débats en cours dans le cadre de l’Assemblée Générale des Nations Unies pour
ce qui concerne la mise en application effective du Programme d’Action Mondial pour la
Jeunesse, ainsi que le renforcement des mécanismes de coordination au sein du Système des
Nations Unies afin de soutenir les politiques et les programmes destinés à la jeunesse aux
niveaux global, régional et national ;
3. Exhorter les donneurs, les pays pouvant apporter leur contribution et d’autres partenaires du
développement à renforcer la coopération internationale pour le développement des jeunes, y
compris en fournissant une assistance financière ;
4. Accueillir favorablement l’initiative de l’Assemblée Générale de l’ONU de proclamer l’Année
Internationale de la Jeunesse : Dialogue et Compréhension Mutuels (12 août 2010 – 11 août
2011), et appeler les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les agences de
coopération internationale à participer à la Conférence des Nations Unies sur la Jeunesse ;
5. Considérer la possibilité de débattre un cadre légal international qui reconnaisse les droits
spécifiques des jeunes;
6. Demander à l´Assemblée Générale des Nations Unies de reconnaître, de renforcer et de
mandater le Réseau Inter‐Agences des Nations Unies sur le Développement de la Jeunesse afin
d’évaluer et d´assurer le suivi des déclarations existantes, des mécanismes et des structures
d’engagement spécifiques aux jeunes, à savoir la Déclaration de la Conférence de la Jeunesse,
le Programme d’ Action Mondial pour la Jeunesse et les Objectifs du Millénaire pour le
Développement en relation avec les jeunes.
7. Demander à l’Assemblée Générale des Nations Unies de considérer cette déclaration, lors de
sa 65ème session, comme une contribution significative aux activités de l’Année Internationale
de la Jeunesse ainsi qu’au processus de révision des progrès réalisés dans la réalisation des
Objectifs du Millénaire pour le Développement dix ans après leur adoption ;

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15 août 2010

15 Aout : 34 ans aujourd'hui

un peu d'histoire

1969    15 août Ouverture du festival de Woodstock

Le festival hippie de Woodstock (Etat de New-York) réunit pendant trois jours près de 400 000 personnes pour célébrer l'amour, la paix, la musique. Les plus grandes stars du rock se succéderont sur la scène : Joan Baez, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana, The Who... et Jimi Hendrix qui y interprétera l'hymne américain, "Star Splangled Banner", de façon à évoquer les bombes qui tombent alors sur le Vietnam.

1947    15 août Indépendance de l'Inde et du Pakistan

La Grande-Bretagne accorde à l'Inde le statut de dominion indépendant associé au Commonwealth. Après deux siècles de colonisation britannique, de très longues négociations et des affrontement religieux, l'ancien empire des Indes est divisé entre la république de l'Inde et celle du Pakistan. De violents affrontement éclateront entre hindous, musulmans et sikhs aux endroits où la frontière est encore à déterminer.

1534   15 août Fondation de l'ordre des Jésuites

Le Basque Ignace de Loyola et six de ses amis prononcent leurs vœux de chasteté et de pauvreté dans la chapelle de Montmartre. Ils fondent un nouvel ordre, la Compagnie de Jésus ou les Jésuites. Ceux-ci imposeront la rigueur dans la contre-réforme et deviendront les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola sera canonisé en 1622. La Compagnie, jugée trop influente, sera dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

-30 avant JC 15 aôut Cléopâtre se suicide

La reine d'Egypte, Cléopâtre VII, 39 ans, obtient de se faire livrer un panier de figue avec un aspic (vipère) dedans. Depuis la défaite et le suicide de son amant, Marc-Antoine, elle vit recluse dans son palais d'Alexandrie. Apprenant l'arrivée de son rival Octave, le futur empereur Auguste, elle préfère se suicider. Avec elle s'éteint la dynastie des Lagides. L'Egypte devient une province romaine.


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07 août 2010

CAN Junior Le Benin Bat le Burkina Fasso

Nos  jeunes  Écureuils, viennent de  battre  les  Etalons  en match  retour  des éliminatoires de  la  CAN Junior.

Après  un  match  nul et vierge à Cotonou, le  match  retour  s'annonçait  difficile. Mais  nos  juniors  ont été vaillant et  ont  joué sans complexe. 

Le  score étant de  0 - 0 à la fin du  temps réglementaire, ce  sont  les tirs au  but qui nous  ont  départagé.

Bravo  à nos  Juniors. Bon travail. 

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04 août 2010

Barack OBAMA face aux jeunes africains

Allocution du président Barack Obama au Forum avec les jeunes leaders africains

La Maison-Blanche Bureau du secrétaire de presse Le 3 août 2010

 

(Début de la transcription)

Agrandissement
Le président Obama s'adresse aux délégués du Forum des jeunes leaders africains le 3 août 2010 à la Maison-Blanche.
Le président Obama prononce un discours devant les délégués du Forum de jeunes leaders africains le 3 août 2010 à la Maison-Blanche.

Bon après-midi, tout le monde. Bienvenue à la Maison-Blanche et bienvenue aux États-Unis d’Amérique. Je souhaite la bienvenue aussi à nos amis du Ghana, bien qu’ils nous aient coupé l’herbe sous le pied à la Coupe mondiale de football. (Rires) Où êtes-vous ? Là ? C’est vrai, on a failli gagner. Le Ghana, nous vous donnons rendez-vous en 2014. (Rires)

C’est pour moi un insigne privilège de vous accueillir au Forum des jeunes leaders africains. Vous êtes venus de près d’une cinquantaine de pays. Vous reflétez la grandeur de l’histoire et de la diversité qui définit le continent. Vous vous êtes déjà distingués en étant des leaders – dans la société civile, le développement, les milieux d’affaires et les groupes confessionnels ; un avenir extraordinaire vous attend.

De fait, vous représentez l’Afrique qui est trop souvent passée sous silence, les progrès impressionnants qu’ont réalisés beaucoup d’Africains et votre potentiel illimité au XXIe siècle.

J’ai convoqué ce Forum pour une raison bien simple. Comme je l’ai dit l’année dernière à Accra, je ne vois pas dans l’Afrique un monde à part ; je vois dans l’Afrique une partie fondamentale de notre monde interconnecté. Qu’il s’agisse de créer des emplois dans une économie mondiale, de dispenser un enseignement ou des soins de santé, de combattre les changements climatiques, de s’opposer aux extrémistes violents qui n’ont rien d’autre à offrir que la destruction ou de promouvoir des modèles de démocratie et de développement qui ont fait leurs preuves – pour tout cela, le monde a besoin d’une Afrique forte, autonome et prospère. Le monde a besoin de votre talent et de votre créativité. Nous avons besoin de jeunes Africains qui se lèvent et font changer les choses, non seulement dans leurs propres pays et aussi de par le monde.

Les États-Unis veulent être votre partenaire. Je suis heureux que ma secrétaire d’État, Mme Clinton, vous ait déjà parlé et que des leaders de l’ensemble de mon gouvernement qui s’emploient jour après jour à approfondir nos partenariats se soient joints à nous.

Je ne saurais imaginer un moment mieux choisi pour ce rassemblement. Cette année, les peuples de dix-sept nations à travers l’Afrique subsaharienne célèbrent cinquante ans d’indépendance. Quelle que soit la mesure retenue, l’année 1960 fut une année extraordinaire. Du Sénégal au Gabon, de Madagascar au Nigéria, les Africains étaient en liesse dans les rues – ils baissaient les drapeaux étrangers et hissaient le leur. En l’espace de douze mois remarquables, près du tiers du continent a accédé à l’indépendance – un soubresaut d’autodétermination qui finit par déboucher sur la célébration de « l’année de l’Afrique ». Après une longue attente, les Africains étaient libres de tracer leur voie, de forger leur destinée.

Certes, l’année 1960 s’est révélée mémorable pour une autre raison. Ici, aux États-Unis, ce fut l’année où un candidat à la présidence eut l’idée de proposer que les jeunes Américains consacrent une année ou deux de leur vie à servir le monde à l’étranger. Le candidat s’appelait John F. Kennedy, et son idée allait donner naissance au Corps de la paix – l’un de nos merveilleux partenariats avec le monde, y compris l’Afrique.

Mais bâtir une nation est une noble tâche qui n’en finit pas. Ici, aux États-Unis, plus de deux cents après notre indépendance, nous n’arrêtons pas de parfaire notre union. À travers l’Afrique aujourd’hui, on ne peut nier les difficultés auxquelles tant de gens se heurtent au quotidien – pour nourrir leurs enfants, trouver du travail, survivre un jour de plus. Et trop souvent, c’est la seule image de l’Afrique que voit le monde.

Mais aujourd’hui, vous représentez une vision différente – une vision de l’Afrique dynamique. Une Afrique qui met fin aux conflits d’antan, comme au Libéria, où, m’a dit la présidente Sirleaf, les enfants d’aujourd’hui « n’ont pas connu le bout du fusil et n’ont pas eu à prendre la fuite ». Une Afrique qui se modernise et qui crée des débouchés – l’agro-alimentaire en Tanzanie, la prospérité au Botswana, le progrès politique au Ghana et en Guinée. Une Afrique engagée dans une révolution des services mobiles à large bande qui pourrait bien transformer le quotidien des générations à venir.

Bref, c’est une Afrique capable de grandes réalisations – comme en témoigne le fait qu’elle a accueilli la plus grande manifestation sportive au monde. Nous félicitons nos amis sud-africains. Et si la finale a été disputée entre deux pays européens, c’est en fait l’Afrique qui a gagné la Coupe du monde, comme on l’a entendu dire.

Ainsi donc, une fois encore, l’Afrique vit un moment de promesse extraordinaire. Comme je l’ai dit l’année dernière, quand bien même ils ne revêtent pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, les défis d’aujourd’hui seront au bout du compte encore plus lourds de sens. Car c’est à vous, jeunes pétris de talent et d’imagination, qu’il va incomber de construire l’Afrique au cours des cinquante prochaines années.

L’avenir de l’Afrique appartient aux créateurs d’entreprises, tel le propriétaire d’une petite entreprise de Djibouti qui, naguère marchand de glaces, gère aujourd’hui un cabinet de comptabilité et fournit des conseils à d’autres entrepreneurs. Je veux parler de Miguil Hasan-Farah. Est-ce que Miguil est ici ? Le voilà. Ne soyez pas timide. Allez. (Applaudissements)

Tandis que vous vous affairez à créer des emplois et des débouchés, les États-Unis travailleront avec vous, en encourageant les échanges et les investissements dont dépend la croissance. Voilà pourquoi nous sommes fiers d’accueillir cette semaine le forum de l’AGOA afin d’élargir les échanges entre nos pays, et aujourd’hui d’ailleurs, je vais avoir des entretiens avec des ministres du commerce, du commerce extérieur et de l’agriculture venus des quatre coins de l’Afrique subsaharienne. Voilà pourquoi encore notre initiative historique en faveur de la sécurité alimentaire ne se borne pas à l’acheminement de vivres ; elle vise aussi à partager les nouvelles technologies et à accroître la productivité et l’autonomie de l’Afrique.

Personne ne devrait avoir à verser un pot-de-vin pour obtenir un emploi ou des services de base de la part d’agents publics. Dès lors, dans le cadre de notre stratégie de développement, nous mettons l’accent sur la transparence, la reddition de comptes et la présence de robustes sociétés civiles – car telles sont les réformes qui peuvent mobiliser un changement doué d’un pouvoir transformateur. L’avenir de l’Afrique appartient aussi à ceux qui s’attèlent à la tâche de concrétiser ce genre de transparence et sont appliqués à la mise en œuvre des mesures contre la corruption.

L’avenir de l’Afrique appartient à ceux qui prennent leur santé en main – telle la conseillère en matière de VIH/sida, venue du Malawi, qui aide d’autres séropositifs, comme elle, en partageant son témoignage – je veux parler de Tamara Banda. Où est Tamara ? La voilà. Merci, Tamara. (Applaudissements) Notre initiative en faveur de la santé mondiale dépasse le simple cadre du traitement des maladies : elle vise aussi à renforcer la prévention et les systèmes de santé publique en Afrique. Comprenez-moi bien : nous continuons d’accroître les fonds affectés à la lutte contre le VIH/sida, à un niveau sans précédent, et nous continuerons de faire tout le nécessaire pour sauver des vies et investir dans des avenirs plus sains.

L’avenir de l’Afrique appartient aussi aux sociétés qui protègent les droits de tous leurs habitants, en particulier des femmes, telle la journaliste ivoirienne qui se fait la championne des droits des femmes et des filles musulmanes – je veux parler d’Aminata Kane-Kone. Où est Aminata ? La voici. (Applaudissements) À vous et aux habitants de toute l’Afrique, je le dis : sachez que les États-Unis d’Amérique se tiendront à vos côtés dans votre quête de justice, de progrès, des droits de l’homme et de la dignité de tous.

Bref, l’avenir de l’Afrique appartient à sa jeunesse, y compris à une femme qui inspire les jeunes du Botswana avec son émission de radio, « The Real Enchilada » -- je veux parler de Tumie Ramsden. Où est Tumie ? Là - « The Real Enchilada ». (Applaudissements)

Tandis que vous poursuivez vos rêves – celui de faire des études, de trouver un emploi, de faire entendre votre voix, de mobiliser vos populations – l’Amérique veut appuyer vos aspirations. C’est pour cela que nous voulons donner aux jeunes Africains les moyens d’agir – en appuyant leur éducation et en multipliant les échanges éducatifs, comme celui qui a permis à mon père de venir du Kenya à l’époque où les Kényans rejetaient le colonialisme et tentaient de forger un nouvel avenir. Nous aidons à consolider les réseaux locaux de jeunes gens qui sont convaincus, comme on l’entend dire au Kenya de nos jours, que : « Yes Youth Can ! » « Yes Youth Can ! ». (Rires et applaudissements)

Bon, il s’agit d’un forum, c’est pourquoi nous avons consacré une partie du temps pour répondre à quelques questions. Je ne suis pas censé être le seul à parler. Je veux entendre ce que vous avez à dire et connaître vos objectifs et savoir comment nous pouvons être des partenaires capables de vous aider à les atteindre. Nous voulons que ce soit un commencement – le point de départ d’un nouveau partenariat et de nouveaux réseaux qui vont créer des débouchés pour des années à venir.

Mais je vais conclure en vous livrant ces quelques réflexions. Vous êtes les héritiers de la génération de l’indépendance que nous célébrons cette année. Grâce à leurs sacrifices, vous êtes nés dans des États africains indépendants. Et tout comme les réalisations d’il y a cinquante ans sont pour vous une source d’inspiration, le travail que vous faites aujourd’hui inspirera les Africains pendant des générations à venir.

Bon – je crois, Tumie, que vous aimez envoyer des tweets (Rire) Et Tumie a cité des paroles qui ont motivé un nombre incalculable de gens : « Si tes actions inspirent les autres à rêver davantage, à apprendre davantage, à faire davantage et à se dépasser davantage, alors tu es un leader. »

Donc, chacun d’entre vous qui êtes ici aujourd’hui, vous êtes un leader. Vous êtes une source d’inspiration pour les jeunes de votre pays. Vous êtes une source d’inspiration pour nous aux Etats-Unis. L’avenir est ce que vous faites de lui. Alors si vous continuez à rêver, continuez à travailler d’arrache-pied et continuez à apprendre et si vous n’abandonnez jamais, alors je suis confiant que vos pays et le continent tout entier et le monde tout entier en seront meilleurs.

À vous tous, je dis « merci beaucoup ». (Applaudissements)

Séance questions-réponses

LE PRÉSIDENT : Bon, maintenant, je vais répondre à vos questions. Mais voici les règles (rires). Tous ceux qui ont une question doivent lever la main. Pour être juste, je répondrai à une femme, puis à homme, et ainsi de suite, en alternance.  Et essayez de poser des questions relativement courtes ; j’essaierai d’être bref moi-même pour répondre à autant de questions que possible parce que le temps nous est mesuré. D’accord ?

Je vais commencer par cette jeune fille, ici. Commencez par vous présenter et nous dire d’où vous venez.

Q. : Je vous remercie. Je parlerai en français si c’est…

LE PRÉSIDENT : Pas de problème, Quelqu’un va interpréter ? Oui ? Allez-y. Je vous demanderai de vous arrêter à la fin de chaque phrase, autrement elle pourrait perdre le fil de votre question.

Q. : Je vous remercie [elle parle en français et ses propos sont traduits]. Bonjour, Monsieur le Président, et bonjour tout le monde. Je m’appelle Fatima Sungo [transcription phonétique] et je viens du Mali. J’ai une question, et votre réponse m’intéresse, mais d’abord, Monsieur le Président, je voudrais vous dire combien nous sommes fiers et honorés d’être avec vous aujourd’hui et enchantés de pouvoir faire entendre la voix des jeunes Africains, des jeunes leaders africains, et nous sommes pleinement conscients du fait que vous nous ayez reconnus et donné l’occasion d’être ici et nous assumons aussi la responsabilité de transmettre votre message chez nous.

Je voudrais dire que je suis sûre que ce moment constitue un tournant, que c’est le début d’un changement important, cette initiative que vous avez lancée, de nous rassembler tous ici. Je me demande quand l’idée vous en est venue. Quand avez-vous imaginé que de nous rassembler ici serait une bonne chose ? Monsieur le Président, je me demande comment vous êtes arrivé à cette conclusion ?

LE PRÉSIDENT : Bon, d’abord, une des choses qui arrivent quand on est Président est que d’autres personnes ont de bonnes idées et que vous vous en attribuez le mérite (rires). Alors, je ne veux pas m’attribuer le mérite de mes idées – de ces idées – parce que, pour dire la vérité, mon personnel travaille d’arrache-pied à trouver des moyens de communiquer non seulement avec les chefs d’État, mais aussi avec la base.

Et, je pense, la raison en est que, lorsqu’on pense à l’Afrique, l’Afrique est un continent jeune. Dans nombre des pays que vous représentez, la moitié de la population a moins de 30 ans. Et souvent, si vous parlez uniquement avec des vieux comme moi, vous n’atteignez pas les gens qui auront une nouvelle dynamique, de nouvelles idées, de nouvelles initiatives à offrir. Alors, nous avons pensé que ce serait important d’avoir l’occasion de rassembler la nouvelle génération de leaders.

C’est la première chose. La deuxième – et pendant ce forum, il va m’arriver de parler sans ambages et j’espère que vous ne m’en voudrez pas – c’est que quelquefois les vieux dirigeants acquièrent des habitudes dont il leur est difficile de se défaire. Alors, ce que nous voulions faire aussi, c’était de communique avec des gens qui ne pensaient pas que les vieilles manières de faire les choses sont les manières dont l’Afrique doit faire les choses. 

Dans certains de vos pays, la liberté de la presse est toujours limitée. Il n’y a aucune raison à cela. Cela n’est absolument pas inévitable. Et les jeunes sont plus aptes à poser des questions, pourquoi est-ce que la presse n’est pas libre ? Dans certains de vos pays, la corruption est endémique, et les gens qui font des affaires dans ces pays depuis 20, 30 ans, lèvent les bras au ciel et disent, eh oui, c’est comme ça.

Mais Robert Kennedy avait une manière merveilleuse façon d’envisager cela lorsqu’il disait que certains voient les choses comme elles sont et demandent « pourquoi », tandis que d’autres voient ce qui a besoin d’être changé et demandent « pourquoi pas ? » Et je pense que votre génération est prête à poser la question « pourquoi pas ? ». Pourquoi l’Afrique n’est-elle pas autosuffisante en agriculture ? Il y a suffisamment de terres arables, et si nous restructurons l’agriculture et les marchés africains, la plupart des pays africains seront en mesure non seulement de s’autoalimenter, mais aussi d’exporter leurs récoltes pour aider à alimenter le reste du monde.  Pourquoi pas ?

Les nouvelles infrastructures – autrefois, il fallait avoir des lignes téléphoniques et à forte intensité de capital pour communiquer ; mais aujourd’hui, nous avons l’Internet et les communications à large bande et les téléphones mobiles, si bien que vous, tout le continent, vous pouvez brûler les étapes et sauter à des stades de développement plus avancés et découvrir des méthodes de communications que nous ne pouvons pas encore imaginer, Pourquoi pas ?

Voilà pourquoi nous sommes ici. Et je veux être certain que vous aurez l’occasion de faire connaissance les uns avec les autres parce que vous pouvez vous épauler mutuellement dans vos tentatives et vos combats pour un meilleur avenir pour vos pays. Maintenant, vous aurez un réseau de contacts pour vous aider à faire ce que vous essayez de faire. Et vous savez que quelquefois lorsque vous appuyez des changements vous vous sentez seuls, mais maintenant, vous avez un groupe qui pourra vous épauler dans ce que vous faites.

Bon, maintenant, c’est au tour de ce jeune homme. C’est pourquoi nous avons des leaders, tout le monde a quelque chose à dire. Mais vous n’avez pas besoin de claquer les doigts. Non, c’est au tour d’un homme – ce jeune homme, ici.

Q. : Monsieur le Président, je m’appelle Bai Best (transcription phonétique) et je suis libérien. Le docteur Solomon Carter Fuller a été en son temps le premier psychiatre noir d’Amérique et probablement du monde. Dans mon pays, le Libéria, où un grand nombre de personnes accomplissent des choses remarquables dans leur pays et dans le reste du monde, bon nombre d’entre elles ne sont pas reconnues à leur juste valeur.  Aujourd’hui, le nom du docteur Fuller est gravé là où il y a – il y a un centre médical qui porte son nom à Boston. De nombreux jeunes Africains et jeunes Libériens talentueux ont d’excellentes idées et souhaitent rentrer chez eux et contribuer à leur pays, au développement de leur peuple. Mais souvent, leurs efforts – leurs efforts patriotiques – sont anéantis par des membres corrompus, ou parfois simplement envieux, du gouvernement ou d’autres secteurs. Ce problème n’est pas nouveau. Souvent, cela les conduit en pratique à partir en quête d’autres horizons plus favorables et à être davantage appréciés à l’étranger au lieu de rentrer chez eux. Que pensez-vous de cette situation ?

LE PRÉSIDENT : Eh bien, voyez-vous, ce n’est pas un problème propre à l’Afrique. Du fait des différents degrés de développement de par le monde, l’un des problèmes que les pays les plus pauvres rencontrent souvent, c’est que leurs habitants les mieux instruits et les plus talentueux ont d’autres perspectives d’avenir ailleurs. C’est ce qu’on appelle « l’exode des cerveaux » : une personne constate qu’elle peut gagner dix fois plus en exerçant sa profession de médecin à Londres que dans son propre pays.

Il s’agit d’un problème de longue date. Mais nous vivons à une époque intéressante : ce sont maintenant sur les marchés émergents que se trouvent les meilleures perspectives d’expansion. Il y a en Afrique des pays qui ont un taux de croissance de 7, 8 ou 9 % par an. Si vous êtes un entrepreneur et que vous avez une bonne idée à exploiter, vous allez probablement développer davantage votre activité et obtenir de meilleurs résultats dans votre pays d’origine qu’ici.

Toutefois, cela comporte de plus grands risques et il peut paraître plus prudent d’émigrer. Mais vous pourrez peut-être réaliser davantage de choses, plus rapidement, dans votre pays d’origine. Pour de jeunes dirigeants comme vous, la question est donc de savoir où vous voulez avoir le plus d’influence. Et c’est probablement dans votre pays que vous allez exercer le plus d’influence, que vous soyez homme ou femme d’affaires, médecin ou avocat, ou que vous meniez une action de mobilisation. C’est probablement là que vous pourrez obtenir le plus de changements.

Ceci dit, vous avez tout à fait raison : il faut que les circonstances de votre pays s’y prêtent. Si vous voulez retourner dans votre pays et créer une entreprise, mais que vous devez payer trop de pots-de-vin simplement pour démarrer votre activité, à un moment donné vous allez peut-être y renoncer.

Et c’est l’une des choses que nous essayons de faire – avec mon équipe – quand nous parlons de développement, la bonne gouvernance est au coeur du développement. Les deux sont indissociables. On entend parfois dire qu’il s’agit, d’une part, d’une question politique et, d’autre part, d’une question économique. Mais non. Si vous vous trouvez dans une situation où vous ne pouvez pas créer d’entreprise ou attirer des investissements car les lois ne sont pas vraiment respectées, cela va empêcher tout développement.

Si, pour vendre leurs récoltes sur les marchés, les agriculteurs doivent passer par des intermédiaires si nombreux qu’ils ne gagnent en fin de compte que quelques centimes alors que leurs produits sont vendus à 10 dollars, à terme, cela freine le développement agricole d’un pays. Nous voulons donc, dans le cadre de nos consultations avec vos gouvernements, mettre constamment l’accent sur cette question de bonne gouvernance car je suis sûr que vous saurez déterminer quels changements sont à réaliser dans votre pays.

J’ai toujours dit que le destin de l’Afrique allait dépendre des Africains. Ce n’est pas de moi que cela dépend ni de ceux qui se trouvent en dehors du continent. Cela va dépendre de vous. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de veiller à ce que vous puissiez vous exprimer, progresser et profiter de ces perspectives d’avenir. Si tel est le cas, je pense que beaucoup de gens – même s’ils ont fait leurs études à l’étranger – voudront rentrer chez eux pour y faire ce qu’ils ont à faire.

Bien. Voyons. Je vais prendre la question de cette jeune femme là-bas.

Q. :  (S’exprime en portugais, traduit.) Bonjour à tous. Et merci, Monsieur le président, pour ce dialogue.

LE PRÉSIDENT : Cela m’a l’air d’être du portugais. (Rires.)

Q. : C’est en effet du portugais du Mozambique, Monsieur.

LE PRÉSIDENT : Très bien.

Q. : Sachant, Monsieur le Président, que l’Amérique est bien sûr une référence en matière de démocratie dans le monde, et que vous êtes vous-même un protagoniste dans ce contexte actuel, je souhaiterais savoir quelles recommandations vous donneriez aux jeunes Africains et à la société civile, notamment pour respecter les principes de non-violence et de bonne gouvernance, ainsi que les principes de la démocratie, dans notre pays. Car, bien sûr, notre réalité est souvent complètement différente. Souvent, le taux d’abstention lors des élections atteint 80 % et les élections manquent de transparence, ce qui, malheureusement, conduit trop fréquemment à des conflits sociaux. Je vous remercie.

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Le président Obama répond à la question de Mme Fatoumata Amadou Sangho, une déléguée du Mali. (Maison-Blanche)
Le président Obama répond à la question de Mme Fatoumata Amadou Sangho du Mali, suite à son discours devant le Forum de jeunes leaders africains.

LE PRÉSIDENT :  Et bien, permettez-moi de dire, pour commencer, comme je l’ai déjà fait remarquer, que l’on ne peut dissocier la politique et l’économie, l’on ne peut dissocier les conflits et le développement. Les conflits constants qui sévissent en Afrique, et qui sont souvent fondés sur l’appartenance ethnique, nuisent profondément au développement et ils aggravent la situation.

Les conflits et la violence effraient les investisseurs. Il est alors plus difficile pour les entrepreneurs de créer des entreprises, ce qui signifie que les jeunes n’ont pas de travail et qu’ils risquent donc davantage d’être recrutés pour combattre dans de violents conflits. Cela crée un cercle vicieux.

Je suis profondément convaincu que l’on ne doit pas considérer la violence comme une solution aux problèmes. Et je pense que la non-violence, lorsqu’elle est utilisée comme il se doit, est une immense source de force morale et éthique.

Deuxièmement, je pense que la chose la plus importante que les jeunes puissent faire ici, c’est de promouvoir, au sein même de leurs groupes et organisations, les valeurs d’ouverture d’esprit, de transparence, de libre débat et de respect des opinions contraires, car cela crée de bonnes habitudes. Si vous être membre d’une organisation – et je m’adresse ici en particulier aux hommes – si vous êtes membres d’une organisation dans le cadre de laquelle vous prônez la démocratie, mais où les femmes ne peuvent s’exprimer dans des conditions d’égalité, alors vous êtes hypocrites, n’est-ce pas ? Et il faut – (applaudissements). Il faut être honnête sur ce point. Il arrive souvent, dans les pays africains, que les femmes n’ont pas les mêmes possibilités de s’exprimer, bien qu’elles assument plus que leur juste part de responsabilités.

Alors dans vos organisations, dans vos réseaux, adoptez de bonnes pratiques démocratiques, écoutez avec respect ceux dont vous ne partagez pas les opinions, veillez à ce que chacun puisse participer – tout ceci, à mon avis, est très important.

Car ce que j’espère entre autres, c’est que certains, parmi vous, seront un jour les dirigeants de votre pays. Quand on y réfléchit, dans les années 1960, quand vos grands-parents, vos arrière-grands-parents ont acquis l’indépendance, se sont battus pour l’indépendance, les premiers dirigeants se sont tous déclarés en faveur de la démocratie. Mais ce qui finit par arriver, c’est qu’après avoir été au pouvoir pendant un certain temps, certains se disent : « Je suis un si bon dirigeant qu’il est dans l’intérêt du peuple que je reste à ce poste. » Et ils commencent à modifier les lois, ou à faire pression sur leurs opposants et à les mettre en prison. Et c’est ainsi que de jeunes gens – comme vous – pleins d’espoir et d’avenir ¬– finissent par devenir exactement ce contre quoi ils se sont battus.

Alors, l’une des notions que tous ceux ici présents doivent bien assimiler, c’est à mon avis que – je crois que c’est Ghandi qui l’a dit – vous devez incarner le changement que vous souhaitez obtenir. Vous devez incarner le changement que vous souhaitez obtenir. Et l’une des grandes qualités des États-Unis, c’est que, dans mon rôle de président, quand il arrive que, dans un moment d’énervement, j’ai l’impression d’en savoir beaucoup plus que certains de mes détracteurs, nous avons inscrit dans notre système institutionnel le principe que ces détracteurs ont tout à fait le droit de me critiquer, même si ces critiques peuvent me sembler complètement absurdes. Et je dois me faire élire par la population et je ne peux faire que deux mandats – quelle que soit la qualité de mon travail. C’est une bonne chose car cela veut dire que nous avons instauré une culture dans laquelle les institutions de la démocratie sont plus importantes que n’importe quel individu donné.

Ce n’est pas parfait pour autant. De toute évidence, nous avons aussi toutes sortes de problèmes. Mais cela veut dire que la passation de pouvoirs s’effectue sans heurts et que la population a toujours son mot à dire – la confiance que nous accordons à ce processus démocratique doit être adoptée dans tous vos pays également.

D’accord ? Bien. Au tour d’un jeune homme maintenant. De ce côté-ci de la table. Ce jeune homme ici. Je ne vais pas pouvoir répondre aux questions de tous – je vous prie d’avance de m’en excuser.

Q. : Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je viens du Malawi. Monsieur le Président, le VIH/sida a un effet considérable sur le développement de l’Afrique. Si cela continue comme ça, j’ai peur que l’Afrique n’ait pas d’avenir. Je crois que c’est aux jeunes, comme nous, de changer les choses. Nous avons besoin d’un solide programme de prévention du VIH. Mais, il faut le répéter, il faut qu’on ait accès aux traitements.

J’ai assisté à la conférence mondiale du sida qui s’est tenue récemment à Vienne, et les critiques disaient que le pire – le gouvernement des États-Unis n’appuie pas suffisamment la lutte contre le VIH/sida en Afrique par le biais du PEPFAR et du Fonds mondial. Mais d’un autre côté, les militants engagés dans la lutte contre le VIH/sida disent que l’Afrique n’a pas mobilisé suffisamment de ressources par elle-même pour combattre la pandémie de sida et qu’elle est largement tributaire de l’Occident.

Je crois que le pari que nous avons à tenir, nous, jeunes leaders africains, c’est de mettre un terme à cette situation, et il faut vraiment que nous freinions la transmission. Je ne sais pas – de votre point de vue, qu’est-ce qu’on peut faire pour mettre fin à cela ? Sinon, le développement de l’Afrique va durement en pâtir.

LE PRÉSIDENT : Bon. Je vais commencer par vous parler des États-Unis et de ce que nous faisons. J’ai été en désaccord sur certains points avec mon prédécesseur, mais l’une des excellentes initiatives du président Bush, c’est d’avoir mis en route le PEPFAR. C’est un investissement considérable dans la lutte contre le VIH/sida au niveau tant de la prévention que du traitement. Des milliards de dollars ont été engagés. Nous avons construit notre action sur cette base.

Alors, quand vous entendez des détracteurs – ce qu’ils disent, c’est que bien que j’aie augmenté l’enveloppe budgétaire du PEPFAR, ils auraient voulu que je l’augmente encore davantage, et je suis pour, parce que les besoins sont considérables. Mais comprenez-bien que j’ai augmenté ce budget. Je ne l’ai pas amputé – à un moment où les États-Unis connaissent la pire situation économique – alors qu’ils viennent de sortir de la pire récession qu’ils aient jamais connue depuis les années 1930. Et pourtant, parce que nous sommes attachés à cette question, nous avons accru notre financement.

Nous avons inscrit notre démarche dans une initiative plus vaste, celle de l’Initiative pour la santé mondiale. Parce que tout en combattant le VIH/sida, nous veillons aussi à ne pas nous limiter à la question des traitements, mais à envisager le problème sous l’angle de la prévention et de la prévention de la transmission.

Nous n’aurons jamais assez d’argent si nous ne faisons rien d’autre que de traiter les gens qui se font infecter constamment. Nous devons absolument nous doter d’un mécanisme capable de mettre fin au taux de transmission. Ce que nous essayons donc de faire, c’est d’élargir l’infrastructure de la santé publique, de trouver quels programmes de prévention font de l’effet, comment nous pouvons les institutionnaliser, les adapter aux réalités culturelles – parce que tous les programmes ne vont pas convenir à tous les pays.

Je dois dire que, en Afrique en particulier, nous savons que l’autonomisation des femmes va se révéler critique pour la réduction du taux de transmission. Cela, nous le savons. Parce que souvent, comme les femmes n’ont pas leur mot à dire au sujet des pratiques sexuelles ni de leur corps, le taux de transmission est extrêmement élevé dans cette catégorie de la population.

À la base, donc, il va falloir se concentrer sur la prévention, construire une infrastructure de santé publique. Nous allons continuer de financer les médicaments antirétroviraux, et ce à des niveaux très élevés. Mais gardez bien à l’esprit que nous n’aurons jamais assez d’argent – l’effort à fournir sera interminable si les taux de transmission restent élevés et que nous nous contentons de traiter les gens une fois qu’ils sont malades.

C’est l’histoire classique du groupe de gens qui voient un tas de cadavres dans une rivière. Tout le monde se jette à l’eau pour récupérer les corps, mais une personne plus sage que les autres remonte le long de la rivière pour essayer de comprendre pourquoi tous ces gens meurent noyés ou tombent dans le fleuve. Voilà, je crois, ce que nous devons faire – travailler en amont pour voir comment nous pouvons réduire ces taux de transmission.

Et évidemment – quand j’ai visité le Kenya, par exemple – d’un simple point de vue éducatif – Michelle et moi, nous nous sommes soumis à un test de dépistage près du village où mon père est né. Nous l’avons fait, publiquement, pour connaître notre statut sérologique. C’est un exemple parmi d’autres des mécanismes éducatifs que nous pouvons utiliser dans l’espoir de faire une différence.

D’accord ? Bon, c’est le tour d’une femme. Allez, cette jeune femme, ici.

 Q. : Merci beaucoup, M. le Président.  Et le Ghana vous salue. Nous attendons 2014 avec impatience 2014 –  (rires) – pour rééditer.  Je me souviens que j’animais un programme de radio le jour du match.  Et nous avons au Ghana un expert en football, qui ne parle pas très bien l’anglais, mais qui est très passionné.  Je l’interviewais, donc, et je lui ai demandé ce que devrait être l’état d’esprit de nos hommes avant le match.  Et il m’a dit ceci : « Ce n’est pas la guerre, c’est du football.  Si c’était la guerre, nous devrions peut-être avoir peur, parce que l’Amérique est plus puissante que nous. » (Rires)  Mais c’est du football.  Alors ils doivent y aller et faire de leur mieux.  Et c’est ce qu’ils ont fait.

LE PRÉSIDENT : Eh bien, ils ont fait un excellent travail.  C’était une très bonne équipe.

Q. : M. le Président, ma question est la suivante : j’entends beaucoup de jeunes leaders africains qui se demandent à quel point l’Amérique serait vraiment intéressée par un partenariat.  J’en entends qui se montrent cyniques sur la notion du partenariat.  Ils demandent, ils demandent toujours : un partenariat ? Est-ce qu’il peut y avoir un partenariat équitable entre une nation forte et une faible ?

Et donc, alors que nous nous préparons pour l’avenir, nous posons la même question à l’Amérique :  Dans quelle mesure votre pays est-il déterminé à faire en sorte que les décisions difficiles attendues des jeunes en matière de commerce, d’agriculture, d’aide, soient prises  -- dans la mesure où elles ne vont peut-être pas dans le sens des intérêts de l’Amérique ?  Parce que j’entends dire aussi que l’Amérique protégera ses intérêts avant tout.  L’Amérique est –elle disposée à forger un partenariat qui n’est peut-être pas nécessairement bénéfique pour elle, mais qui va vraiment dans le sens de l’intérêt souverain des pays que nous représentons ?

LE PRÉSIDENT: Laissez-moi vous dire ceci. Tous les pays veillent à leurs intérêts.  Je suis le président des États-Unis et mon travail est donc de veiller à l’intérêt du peuple des États-Unis.  C’est mon travail, non ? (Applaudissements) 

Cela dit, je pense en fait que les intérêts des États-Unis et les intérêts du continent africain se chevauchent dans une grande mesure.  Nous avons tout intérêt à voir toute l’Afrique se développer, parce que nous sommes une économie plus mûre ; l’Afrique a une économie jeune et croissante, et si vous pouvez nous acheter davantage d’iPods, nous acheter davantage de produits, nous acheter davantage de services, nous acheter davantage de tracteurs, que nous vendons à un continent en croissance rapide, cela crée des emplois ici, aux États-Unis.

Nous avons tout intérêt à ce que vos systèmes de santé publique soient efficaces, parce que si nous réduisons considérablement la propagation du VIH/sida en Afrique, cela aura un effet positif sur les taux d’infection par le VIH sur le plan international, en raison de la transmigration des maladies dans un monde international.  Et sans oublier que, si je ne dépense pas tout cet argent pour le programme PEPFAR, c’est de l’argent que je peux dépenser à autre chose. Et cela m’incite donc à faire en sorte que l’Afrique se porte bien.  Cela va dans le sens de notre intérêt. 

Et s’il est certain que nous avons de véritables conflits d’intérêts avec certaines régions du monde, dans le domaine du commerce, par exemple, le fait est que nous, les États-Unis, n’avons pas de gros conflits d’intérêts lorsqu’il s’agit du commerce avec l’Afrique, parce que, franchement, les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique sont d’un niveau si modeste que très peu de sociétés américaines, très peu d’intérêts commerciaux des États-Unis sont touchés.

C’est pourquoi avec l’AGOA, notre arrangement commercial avec l’Afrique, nous pouvons éliminer les droits de douane et les subventions et permettre l’importation de toutes sortes de biens, en partie parce que vous n’êtes pas nos principaux concurrents.

Bon, je ne dis pas qu’il n’y aura jamais de conflits.  Il y en aura.  Il y aura des divergences en matière de visions du monde.  Il y aura certains produits agricoles qui touchent à certains intérêts américains, ou il y a certains intérêts en Europe qui veulent empêcher l’importation de ces produits, encore que, globalement, l’effet sur l’économie américaine ne sera pas immense.  Donc il y aura, à l’occasion, des zones de tension.  Mais dans l’ensemble, la raison pour laquelle vous pouvez nous croire quand nous disons que nous voulons un partenariat, c’est que votre succès viendra améliorer notre position et non pas y nuire. 

Nous avons également en Afrique certains de nos amis les plus loyaux.  Dans tous les sondages, quand on demande quel est le continent qui a généralement les opinions les plus positives sur l’Amérique, c’est l’Afrique qui a généralement une opinion positive de l’Amérique et des expériences positives.  Je pense donc que vous pouvez être assurés que même si je ne suis par président, le peuple américain souhaite vraiment la réussite de l’Afrique. 

Ce que le peuple américain ne veut pas, c’est avoir l’impression que ses efforts sont peine perdue.  Par conséquent, si, en des temps difficiles, nous apportons de l’aide, ces dollars d’aide doivent aller aux pays qui s’en servent véritablement de manière efficace. Et s’ils ne s’en servent pas de manière efficace, on ferait mieux de les allouer à d’autres pays.

Et l’une des choses que j’ai dites à mon équipe de développement, c’est que je veux que nous appliquions des normes élevées en termes de performance et d’évaluation quand nous établissons ces partenariats, parce qu’un partenariat va dans les deux sens.  Cela veut dire que de notre côté, nous avons des comptes à vous rendre et que nous devons vous écouter et nous assurer que tous nos plans ont été formulés endogènement.  Cela veut dire que, de votre côté, vous  avez aussi des comptes à nous rendre.  Donc, vous ne pouvez pas vous contenter de dire « donnez-moi ci », « donnez-moi ça », et puis, si les choses ne marchent pas bien, ce n’est pas votre problème.  N’est-ce pas ?  Il faut que ça aille dans les deux sens. 

Bien.  J’ai l’impression que ce côté-ci n’a pas eu l’occasion de poser des questions.  Alors, ce monsieur, ici.

Q. : Merci, Monsieur le Président. Je suis du Zimbabwe. Notre gouvernement est actuellement en période de transition, entre le ZANU PF et le Mouvement pour le changement démocratique. Dans  ce même contexte, le Zimbabwe est visé par des mesures restrictives, lesquelles s’appliquent tout particulièrement aux partisans de Robert Mugabe, comme l’exige la loi ZIDERA. Dans quelle mesure cette loi a-t-elle été un succès, a-t-elle favorisé la formation d’un gouvernement représentatif ? Parce qu’au Zimbabwe,  Robert Mugabe utilise toujours la rhétorique des sanctions, du racisme, du non-respect des droits de la propriété et des violations des droits de l’homme, au mépris de l’État de droit. Comment cette loi a-t-elle permis d’évoluer vers le succès ou la croissance pour les jeunes ?

LE PRÉSIDENT : Vous avez sans doute une meilleure réponse que moi. Vous devriez donc dire à notre équipe ce qui serait le plus rationnel. Je vais être honnête avec vous : lorsque je vois ce qui se passe au Zimbabwe, j’ai le cœur brisé. Je pense que Mugabe est l’exemple d’un dirigeant qui est arrivé au pouvoir en tant que combattant de la libération –et je vais être très franc – je ne le vois pas servir son peuple. Et les abus, les abus des droits de l’homme, la violence perpétrée contre les dirigeants de l’opposition, je pense que c’est affreux.

Bon, Tsvangirai a essayé de voir – bien qu’il ait lui-même été battu et emprisonné - il a essayé de voir s’il était possible de mettre en place une transition progressive. Mais jusqu’à présent, les résultats ont été en deçà de nos attentes.

Cela représente toujours une question difficile pour la politique étrangère des États-Unis, parce que d’un côté, nous ne voulons pas punir les gens pour les abus de leurs dirigeants. Mais d’un autre côté, nous avons très peu de moyens de pression. Tout ce que nous pouvons dire, si un gouvernement se livre systématiquement à des abus, c’est que nous n’allons pas commercer ni entretenir avec lui des relations politiques comme nous le ferions avec un pays respectueux des principes élémentaires des droits de l’homme.

Il y a donc eu des discussions avec plusieurs dirigeants, lorsque je me suis déplacé en Afrique australe, sur la question de savoir si des sanctions contre le Zimbabwe risquaient d’être contre-productives. Je vous dirais que j’aimerais être en mesure d’élargir les relations diplomatiques, économiques et commerciales avec le Zimbabwe. Mais pour ce faire, nous devons détecter des signes indiquant qu’il ne va pas se retrancher dans les abus du passé, mais qu’il va prendre une nouvelle direction de façon à vraiment aider son peuple.

Le Zimbabwe est un exemple classique de pays qui devrait être le grenier d’une région tout entière. C’est un pays spectaculaire. Certes, il a fallu qu’il traverse des moments douloureux et très difficiles quand il a rejeté le régime de la minorité blanche. Mais les dirigeants du pays ont choisi une voie différente de celle qu’a empruntée l’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud connaît sa part de problèmes, mais comme on a pu en juger durant la Coupe du monde, le potentiel d’évolution de ce pays vers une démocratie multiraciale africaine capable d’occuper sa place sur la scène internationale constitue un modèle que, jusqu’à présent du moins, le Zimbabwe n’a pas suivi. Et c’est cette voie que j’aimerais le voir emprunter. D’accord ?

Combien de temps me reste-t-il, les gars ? Dernière question ? Désolé – dernière question. Non, c’est au tour d’une jeune femme. Là-bas.

Q. : Bonjour, Monsieur le Président. Je suis de la Somalie. Je suis venu ici avec une seule question. Vivant dans un pays en conflit qui jette dans la perplexité le monde entier et faisant partie des membres de la diaspora qui sont revenus pour améliorer, au péril de leur vie, la situation en Somalie, en particulier avec ce qui se passe à l’heure actuelle, j’aimerais savoir dans quelle mesure nous pouvons espérer un soutien des États-Unis. Je ne parle pas d’un soutien seulement sur le plan financier ou sous la forme d’une aide, mais d’un soutien d’un ami, de quelqu’un qui entend et écoute ceux d’entre nous qui mettent leur vie et celle de leur famille en danger pour défendre l’humanité.

LE PRÉSIDENT : Eh bien, je vous pense que vous jouissez de l’immense soutien du peuple des États-Unis lorsqu’il s’agit de tenter de créer une structure et un cadre en Somalie qui conviennent au peuple somalien.

L’histoire de la Somalie au cours des vingt dernières années fend le cœur. Vous n’avez pas eu un gouvernement qui fonctionne et qui puisse fournir les services de base. Il est en proie à des conflits, et maintenant toute la région est menacée à cause des extrémistes qui se sont implantés en Somalie et qui profitent de ce qu’ils estiment être un État faible pour s’en servir comme base de lancement d’attaques, tout récemment en Ouganda.

Les États-Unis expriment toutes leurs condoléances pour ceux qui ont péri à Kampala, au moment de la Coupe mondiale de football, qui a offert deux vues contrastées : d’un côté, une célébration merveilleuse et joyeuse en Afrique du Sud et, de l’autre, un attentat terroriste à la bombe à Kampala.

Nous tenons extrêmement à ce que la Somalie réussisse. C’est un autre exemple de là où nos intérêts se rejoignent. Si des groupements extrémistes s’implantent en Somalie, cela peut en fin de compte faire peser une menace sur les États-Unis comme sur l’Ouganda, sur le Kenya ainsi que sur l’ensemble de l’Afrique de l’Est.

À l’heure actuelle il existe un gouvernement de transition qui fait des efforts. Je ne pense pas que quiconque s’attende à ce que la Somalie se transforme soudainement, dans les quelques années à venir, en un modèle de démocratie. Quelle que soit la forme de gouvernement adoptée en Somalie, il est nécessaire d’être conscient des structures tribales et traditionnelles ainsi que des clans qui existent dans ce pays. Toutefois, il est certain que ce que nous pouvons faire, c’est de créer une situation où les gens, notamment les jeunes, ne portent pas partout avec eux des fusils et qu’ils ne se tirent pas dessus dans la rue. Nous souhaitons être un partenaire de la Somalie à cet égard, et nous continuerons de le faire.

Un certain côté est financier, un autre a trait au développement et un autre consiste à pouvoir aider à mettre en place une infrastructure de base. Dans certains cas, on peut trouver une partie du pays qui est relativement stable et commencer d’y créer un modèle que le reste du pays peut observer et dire : c’est là une voie différente de celle que nous suivons à l’heure actuelle.

Toutefois, je pense que cette métaphore de la réussite de la Coupe mondiale et de l’attentat à la bombe montre que chacun de vous va être en présence de deux voies. Il y a la voie qui nous prend dans la direction d’un plus grand nombre de conflits et d’effusions de sang, d’un développement économique moindre et du maintien de la pauvreté, alors même que le reste du monde va de l’avant à toute allure, et il y a celle où les gens œuvrent de concert en vue d’améliorer la situation de leur pays et d’en favoriser le développement.

Quant aux grandes promesses qui ont été réalisées au cours des cinquante dernières années, je tiens à ce que vous compreniez, car je pense qu’il importe que nous soyons honnêtes avec nous-mêmes, que l’Afrique a aussi laissé passer d’immenses possibilités pendant trop longtemps.

Je vais vous en donner un exemple. Quand mon père est venu aux États-Unis pour y faire des études au début des années soixante, le produit intérieur brut du Kénya était en fait le même, ou peut-être un peu plus élevé, que celui de la Corée du Sud. Songez-y. Donc, quand je suis né, le revenu par habitant était au Kénya supérieur à celui de la Corée du Sud. À l’heure actuelle, il est loin de l’égaler. Eh bien, ce sont cinquante années que l’on a perdues pour ce qui est des possibilités économiques. Lorsqu’il s’agit de ressources naturelles, de talent ou de capacités, il n’y a aucune raison qui explique pourquoi le Kénya ne devrait pas avoir suivi la même trajectoire.

Donc, vous voulez veiller à que le continent africain n’ait pas de nouveau laissé ces possibilités leur échapper lorsque vous regarderez en arrière dans cinquante ans. Les États-Unis souhaitent vous écouter et œuvrer avec vous. Lorsque vous rentrerez et que vous parlerez à vos amis, vous pourrez dire que le principal message du président est que nous encourageons votre réussite et que nous tenons à œuvrer de concert avec vous en vue de cette réussite, mais que finalement celle-ci va être entre vos mains. Être partenaire signifie que nous pouvons être à vos côtés, mais que nous ne pouvons pas le faire pour vous.

Je vous remercie, tous.

(Fin de la transcription)

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

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01 août 2010

défilé du cinquatenaire à Porto-Novo (Benin)

mtk_rencontre__SE_chineJe  suis  trés  heureux d'avoir assisté à ce  défilé en tant  que  membre  du  gouvernement. Mais  je  voudrais  rappeler  que  le  1er  aôut  1960 à l'accession de  notre  pays  à la souveraineté  nationale et internationale (je  n'étais  pas encore  né), mon père, jeune commandant de l'armée était  le porte drapeau ce jour là. C'est avec émotion que  je  le retrouve  50 ans  après encore aux côtés de ses pairs, les présidents  ZINSOU, SOGLO et Boni YAYI.

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